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Lundi 2 janvier 1 02 /01 /Jan 11:58

Synthèse:

 

I. Classe ouvrière et révolution industrielle.

 

a°) La classe ouvrière (= le prolétariat).

La révolution industrielle qui se développe en Grande-Bretagne, à la fin du 18eme siècle, puis sur le continent européen, au 19eme siècle, va multiplier le nombre des ouvriers qui vont travailler dans les nouvelles usines. En France, de 400 000 ouvriers en 1840 à 3 millions en 1870, le nombre des ouvriers aura été multiplié par 7 en 30 ans. En 1931, ils seront 7 millions et en 1975, 8,2 millions.

 

b°) Les mutations du travail ouvrier.

 

Les méthodes de travail ont évolué avec l'apparition du travail à la chaîne imaginé par l'américain Taylor (taylorisme), puis, l'automatisation et la robotisation, qui se développent dans la deuxième moitié du 20eme siècle, notamment dans l'industrie automobile.


 

II.Représenter les intérêts de la classe ouvrière.

 

a°) Les syndicats ouvriers.

Les ouvriers qui louent leur force de travail à un patron ont des intérêts communs face au patronnat. La grève est souvent le seul moyen pour défendre ses intérêts. En 1895, la Confédération Générale du Travail (CGT), est le premier syndicat interprofessionnel. Son rôle est de négocier avec le patronnat et les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de travail des salariés. D'autres syndicats naîtront par la suite, comme la CFTC, en 1919,  Force Ouvrière (FO), en 1947, la CFDT, en 1964.

Aujourd'hui, les syndicats sont en crise. Si un salarié sur 2 était syndiqué, en 1950, il n'était plus que 1 sur 4, en 1970 et 1 sur 10 en 2000.

 

b°) Les partis ouvriers.

L'augmentation du nombre d'ouvriers va déboucher sur la constitution de partis politiques défendant les intérêts de la classe ouvrière. Sous l'impulsion des idées de Karl Marx, les idées socialistes et communistes vont se développer pour conduire à la création de la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) en 1905, dont le porte-voix sera Jean Jaurès et son journal L'Humanité.

En 1920, au Congrès de Tours, le mouvement socialiste se divise en deux tendances, les réformistes (SFIO puis Parti Socialiste en 1972) qui veulent transformer la société progressivement, en faisant des réformes, et les révolutionnaires, qui rejoignent le Parti Communiste Français, qui veulent changer radicalement la société capitaliste.

En 1936, le gouvernement du Front Populaire, dominé par les socialistes de Léon Blum, vont créer les congés payés pour les salariés et faire baisser le temps de travail avec le passage à la semaine des 40 heures.

 

 

Plan détaillé :

 

 

I. Les mutations du travail ouvrier.

 

Définition: un ouvrier est un travailleur qui loue sa force de travail à un patron.

 

a°) 19eme siècle: la naissance d'une classe.

 

Jusqu'au milieu du 19eme siècle, la grande usine reste l'exception, et le travail ouvrier très diversifié. Du salarié qui travaille chez un artisan au saisonnier qui part de la campagne pour trouver du travail en ville, les situations sont très diverses, et il n'existe pas une conscience ouvrière. La France reste avant tout un pays agricole où le travailleur au champs reste majoritaire.

La révolution industrielle va profondément modifier le paysage socio-économique de la France du 19eme siècle. Le progrès technique va provoquer un exode rural massif, des campagnes vers les villes. Le développement de l'industrie va embaucher ces bras dans les mines et les nouvelles industries, comme au Creusot, avec les usines Schneider. De 400 000 avant la révolution, le nombre d'ouvriers va passer autour des 3 millions, dans les années 1870.

Les conditions de travail des ouvriers sont alors très dures et des écrivains comme Emile Zola, vont narrer la dureté de la vie des mineurs dans Germinal.

 

b°) Le 20eme siècle et les nouvelles méthodes de production.

 

# Le Taylorisme ou le travail morcelé.

 

Nouvelle méthode de travail scientifique, le taylorisme va profondément modifier le travail des ouvriers, spécialisant ceux-ci dans une tâche spécifique, particulièrement aliénante. L'objectif de la méthode de Taylor, est d'augmenter la productivité. Charlie Chaplin dans son film, Les Temps Modernes (1936), fera une critique virulente du taylorisme et du travail à la chaîne.

 

 

# Le Fordisme.

Le Fordisme est une méthode d'organisation du travail qui s'inspire du taylorisme, tout en y rajoutant la standarisation de la production et une augmentation des salaires des ouvriers, pour favoriser la consommation. Les premiers acheteurs de la célèbre Ford T étaient les salariés d'Henry Ford !

# L'automatisation des chaînes de production.

Les progrès techniques vont automatiser les tâches, dès les années 50. Les constructeurs automobiles vont robotiser leur chaîne de production, gardant des Ouviriers Spécialisés (OS) pour la mainenance des machines.

II. L'organisation du mouvement ouvrier.

a°) Des débuts difficiles (1830-1884).

Avec la loi Le Chapelier de juin 1791, l'Etat français interdisait les associations syndicales ce qui laissait les ouvriers à la merci des patrons.
Les premières révoltes ouvrières furent celles des canuts lyonnais, en 1831, qui fut durement réprimée par le pouvoir de l'époque. Les classes laborieuses deviennent des classes dangereuses, pour les pouvoir en place.

b°) Les débuts du syndicalisme ouvrier.

Le droit de se syndiquer apparaît en 1884, sous la IIIeme République, et en 1892, la Confédération Générale du Travail ou CGT est créée. Premier syndicat, elle comptera près de 4 millions d'adhérents au début des années 30.
En 1906, la Charte d'Amiens consacre l'indépendance des syndicats par rapport aux partis politiques. Leurs objectifs est d'améliorer les conditions de travail des travailleurs en négociant avec le patronat ou en faisant grève.


c°) Des partis politiques représentant la classe ouvrière.

L'économiste et philosophe Karl Marx,

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dans son  Manifeste du Parti Communiste, en 1848, affirmait que le bourgeois exploitait la force de travail de l'ouvrier, et il appelait la classe ouvrière à renverser la bourgeoisie pour prendre le pouvoir et libérer le prolétaire des chaînes du profit. En 1864, il est des créateurs de l'Association Internationale des Travailleurs, qui deviendra la 1ere Internationale et dont l'objectif sera de promouvoir la révolution mondiale.
En France, les idées socialistes font aussi leur chemin. Lors de la révolution de 1848, les premiers Ateliers Nationaux sont crées, sous l'influence de Louis Blanc, consacrant le droit de chacun à avoir un travail, sans être à la merci d'un patron.
En 1871, alors que la France avait perdu la guerre contre la Prusse, des leaders des partis ouvriers veulent créer une véritable république sociale, protégeant l'intérêt des travailleurs, avec l'insurrection de la  Commune de Paris, salué par Karl Marx, contre le gouvernement de la IIIeme Répubolique. L'expérienc échouera, et  Adolphe Thiers réprimera durement les communards, dont une certaine Louise Michel !
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En 1905, ce sera la création de la  SFIO, Section Française de l'Internationale Ouvrière,  dont les leaders seront Jean Jaurès et Léon Blum, et qui oeuvrera à défendre les intérêts des travailleurs.
En 1920, lors du Congrès de Tours, la SFIO, divisée sur le soutien à la IIIeme Internationale, crée par Lénine

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éclatera en deux partis distincts, puisque la SFIC, ou Section Français de l'Internationale Communiste sera créée. Le Parti Communiste Français rêvera alors de prise de pouvoir par une action révolutionnaire, alors que les réformistes de la SFIO penseront qu'il est tout à fait possible de rester dans le système tout en l'améliorant par des réformes. Cette voie réformiste trouvera sa récompense lors de l'élection du Front Populaire, en 1936, qui, par les accords de Matignon, établira la semaine de travail de 40 heures et deux semaines de congés payés.
A partir de 1945, le Parti Communiste Français dirigé par Maurice Thorez, le "fils du peuple",
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sera le premier parti politique français, symbole de la place croissante des ouvriers dans la société française.

d°) Des syndicats en perte de vitesse.

Alors que les syndicats ouvriers, avec les accords de Matignon, en 1936, et les accords de Grenelle, en 1968, ont beaucoup fait pour l'amélioration des conditions de travail des salariés, ils connaîtront, dans les années 70, une baisse d'influence, en perdant des adhérents. Alors qu'en 1950, un salarié sur 2 était syndiqué, la CGT, FO, la CFDT, la CFTC et la CGC ne rassembleront qu'un salarié sur 4, en 1970. Ils furent victimes de leur succès, puisque les conditions de travail s'améliorant sous leur action, beaucoup de salariés ne virent plus l'utilité d'adhérer à un syndicat !

III. L'émergence d'une culture ouvrière.


La grande usine, lieu de travail pour des milliers d'ouvriers, va permettre aux travailleurs de se construire une identité commune, avec ses chansons, comme l'Internationale,

ses héros, comme Jean Gabin, cheminot dans La Bête Humaine.
Les bals populaires, le café, sont des lieux de sociabilité pour les ouvriers.
Les spectacles sportifs, comme le football ou le Tour de France cycliste sont très populaires chez les ouvriers.
De même, les premiers congés payés de 1936, vont permettre aux ouvriers de goûter aux joies du camping, l'été, en prenant la Nationale 7, la route du soleil !
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Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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