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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:09

Plan synthétique:

 

I.  De Gaulle le refus de la défaite:

 

a°) Appel du 18 juin 1940, de Londres, pour continuer la guerre. Pétain signera l'armistice le 22 juin 1940, aux conditions très dures (France coupée en 2) des allemands.

 

b°) L'espoir vient d'Afrique, avec le ralliement à De Gaulle, du Tchad, du Gabon et du Cameroun, en août 1940, qui donne à la France Libre, un territoire et une certaine légitimité. Car à cette époque, les Forces Françaises Libres (FFL) n'ont que 7 000 volontaires, chiffre très faibles.

 

c°) Les premières victoires militaires. Le général Leclerc, à la tête d'une troupe de FFL, prendra le fort de Koufra aux italiens, en Libye, en mars 1941.

Plus tard, en 1943, après le débarquement en Sicile des forces alliées, un corps expéditionnaire français en Italie participera, aux côtés des alliés, à la lutte contre les allemands. Et la 2eme Division Blindée de Leclerc libèrera Paris, en août 1944.

 

Conclusion: l'action de De Gaulle permettra à la France d'être dans le camp des vainqueurs, après la défaite allemande et le pays sera encore considéré comme une grande puissance malgré sa défaite humiliante de juin 1940.

 

II.La Résistance intérieure.

 

a°) Des débuts difficiles, car le Maréchal Pétain est très respecté par les français et ces derniers croient en lui pour protéger la France de l'occupant allemand.

 

b°) L'entrée des communistes en résistance, en juin 1941. Hitler, rompt le pacte germano-soviétique et attaqua l'URSS, le 22 juin 1941, ce qui provoque l'entrée en résistance des communistes français.

 

c°) L'unification de la Résistance intérieure. Jean Moulin, l'envoyé du général De Gaulle, va unifier la résistance française alors divisée. L'action de Moulin débouchera sur la constitution du Conseil National de la Résistance (CNR), qui s'opposera au gouvernement de Vichy en 1943.

 

d°) Le Service de Travail Obligatoire (STO) et l'explosion des maquis. Les jeunes français ne veulent pas partir en Allemagne pour travailler et rejoignent massivement les maquis, à partir de 1943.

 

e°) La résistance intérieure organise l'insurrection de Paris, en août 1944, qui sera un succès grâce à l'intervention finale de la 2eme Division Blindée du général Leclerc. A Paris, résistance intérieure et Forces Françaises Libres se rejoindront dans la capitale. Tout un symbole.

 

Plan détaillé:

 

I.De Gaulle, le refus de la défaite.

 

a°) L'appel du 18 juin 1940.

 

Le 10 mai 1940, les allemands attaquent dans les Ardennes, avec leurs divisions blindées, soutenues par leur aviation, et submergent les défenses françaises. La "guerre éclair" ou Blitzkrieg, conjuguaison du char et de l'avion, avait vaincu l'immobile armée française, qui n'avait pas voulu se réformer, malgré les prévisions d'un De Gaulle, qui dans son livre, "Vers l'armée de métier", en 1934, avait prévu le rôle prééminent du char et des divisions blindées, dans la guerre moderne.

Le nouveau gouvernement Pétain, défaitiste, veut signer un Armistice (= arrêt des combats) avec l'ennemi, ce qui sera fait le 22 juin 1940, livrant une moitié de la France aux allemands,

 

zone libre

 

et laissant 1,6 millions de prisonniers français dans le Reich.

Le général De Gaulle,

 

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quelques jours avant, sentant que ce gouvernement ne voulait plus combattre, s'était exilé à Londres, où le Premier Ministre, Winston Churchill, lui fit bon accueil. Le 18 juin 1940, à la Radio anglaise, le général lance son célèbre appel,

 

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qui incitait les français à le rejoindre, à Londres, pour continuer le combat contre les allemands.

 

b°) Le ralliement des colonies africaines.

 

Peu de français entendront cet appel, à la radio, et le général de Gaulle se retrouvera bien seul, à Londres, avec seulement un peu plus de 7 000 volontaires. Des 123 000 soldats français évacués en Grande-Bretagne, de la poche de Dunkerque, presque tous décideront de rentrer en France et d'ignorer De Gaulle.

Mais en Afrique Equatoriale Française (AEF), des colonies, dont le Tchad, le Gabon et le Cameroun, vont se rallier à la résistance gaulliste, par le biais du gouverneur du Tchad, Felix Eboué. Ce ralliement de certaines colonies africaines, va donner un territoire aux Forces Françaises Libres, dont le symbole sera la Croix de Lorraine.

 

croix-de-lorraine.png

 

D'autres colonies, moins importantes, vont aussi rejoindre les FFL, comme les Nouvelles-Hébrides ou la Nouvelle-Caléonie.

 

c°) L'échec face à Dakar.

 

Mais De Gaulle va connaître un cinglant échec, face à Dakar, capitale de la colonie du Sénégal. En effet, les 23 et 25 septembre 1940, des forces anglo-gaullistes essayèrent de débarquer à Dakar, tenu par les forces vichystes. Le gouverneur Boisson, refusa de se rallier à De Gaulle et repoussa le débarquement ! Cette défaite militaire démontra que le général français ne faisait pas encore l'unanimité parmi les militaires de son pays.

 

d°) Le retour des victoires militaires.

 

Si les Forces Françaises Libres ne sont pas nombreuses, il n'en reste pas moins que le général De Gaulle tient à ce que des Français Libres combattent aux côtés des alliés. Une troupe gaulliste, menée par le général Leclerc, apportera une première victoire contre les italiens, dans le désert de Libye, à Koufra, début mars 1941.

 

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Les Forces Françaises Libres vont aussi participer, avec des unités anglaises, à la reconquête de la Syrie,tenue par des forces vichystes.

Toujours en Afrique, cet été 1942, la 1re Brigade Française Libre s'illustrera en Libye, en tenant tête à l'Afrika Korps, de Rommel, puis participera aux deux batailles d'El Alamein, qui seront des grandes défaites pour les allemands.

Enfin, avec le débarquement allié en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Français Libres pourront recréer de grandes unités militaires comme le Corps Expéditionnaire Français en Italie, qui s'illustrera en prenant le Monte Cassino et la 2eme Division Blindée, qui libérera Paris.

 

2-db-paris.jpg

 

II.La Résistance intérieure.

 

a°) Des débuts difficiles.

 

L'armistice du 22 juin 1940 ayant été décidé par un homme très populaire, le Maréchal Pétain, la grande majorité de la population française accepta la défaite sous couvert de l'aura du Maréchal. Certains, très isolés, décidèrent de résister, comme Henri Frenay et son mouvement Combat, premier mouvement de la résistance intérieure, créé dès l'été 1940. Au début, ils se contentent de distribuer des tracts et de faire quelques actes de sabotage.

 

b°) L'invasion de l'URSS, l'entrée en résistance des communistes.

 

Le pacte germano-soviétique d'août 1939, qui fit d'Hitler et de Staline des alliés, anesthésia le Parti Communiste Français, qui attendit l'invasion de l'URSS par les nazis, le 22 juin 1941, pour entrer en résistance contre l'occupant allemand. Et dès le 23 août 1941, Pierre Georges, le futur colonel Fabien, militant communiste, tue un soldat allemand, sur le quai du métro Barbès, à Paris.

 

c°) Jean Moulin et l'unification de la Résistance.

 

Le général de Gaulle, à Londres, a besoin d'unifier la résistance en France, pour que celle-ci le reconnaisse comme chef légitime de la France Libre. Il envoie alors Jean Moulin,

 

jean-moulin.jpg

 

dans l'hexagone, pour fédérer les mouvements de résistance sous l'autorité du général. En Mai 1943, il crée le Conseil National de la Résistance, dont il prend la tête, réunissant toutes les organisations résistantes françaises. Il sera arrêté peu après par la Gestapo, et il mourra des suites des mauvais traitements qu'il subira de la part de ses tortionnaires allemands.

 

d°) Le STO et le développement des maquis.

 

En 1943, Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, introduit le Service du Travail Obligatoire, en Allemagne, pour les jeunes français, obligés de partir travailler dans le Reich.

 

sto

 

Cette mesure provoque un départ massif des jeunes vers les maquis, pour éviter de partir pour l'Allemagne.

Dans les zones montagneuses, comme dans les Alpes, des maquis importants, comme celui des Glières ou du Vercors, mèneront des attaques contre les convois allemands et seront durement réprimés par ces derniers, en 1944, qui lanceront de véritables offensives militaires contre ces maquisards.

 

e°) Les cheminots français dans la Résistance.

 

Certaines professions, dans des secteurs stratégiques, se sont particulièrement illustrés par des actes de résistance. Ce fut le cas des cheminots, qui multiplièrent les actes de sabotage des voies ferrées, pour gêner les déplacements de l'occupant allemand.

 

f°) Le rôle des résistants dans le débarquement en Normandie.

 

Alors que les alliés anglo-saxons préparaient le débarquement en Normandie, pour le 6 juin 1944, prélude à la libération de la France, les résistants français vont être utilisés pour le renseignement et pour saboter les lignes téléphoniques, les ponts, les voies ferrées, pour gêner la contre-offensive allemande, après le débarquement. René Clément a narré cette résistance dans La Bataille du Rail, un documentaire filmé, en 1946.

 

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g°) Paris brûle-t-il ?

 


Le 19 août 1944, la résistance parisienne organise une insurrection contre l'occupant allemand, sous le commandement d'Henri Rol-Tanguy , un communiste et de  Jacques Chaban-Delmas, un gaulliste. Les résistants français tiendront durant une semaine, contre l'armée allemande cantonnée à Paris, avant d'être secourue par la 2eme Division Blindée du général Leclerc. Hitler avait donné l'ordre de détruire la capitale française, mais le général allemand von Choltitz, commandant des forces allemandes à Paris, refusa d'exécuter cet ordre !  

Paris fut donc libéré le 25 août 1944.

 

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UN QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

 

 

 

 


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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:49

Bibliographie:

 

- Histoire de Vichy de Jean-Paul Cointet, Perrin/Tempus, 2003.

 

 


 

 

Plan Synthétique :

 

I. Naissance du régime de Vichy.

 

a°) Le régime de la défaite. La France perd la Bataille de France contre les allemands et Pétain signe l'Armistice (=arrêt des combats), aux conditions allemandes (France coupée en 2), le 22 juin 1940.

 

b°) La fin de la IIIeme République et le début de la dictature .

 

Le 10 juillet 1940, le Parlement français donne tous les pouvoirs au Maréchal Pétain. C'est la fin de la République et le début de la dictature personnelle de Pétain.

 

c°) Travail, Famille, Patrie.

 

Nouveau slogan du régime qui accuse les communistes, les républicains, les juifs et les étrangers d'être la cause du malheur de la France. Les libertés sont suspendues et les opposants au régime sont mis en prison.

 

II. La politique de collaboration avec l'Allemagne.

 

a°) Loi vichyste anti-juive du 3 octobre 1940.

 

76 000 juifs seront déportés vers l' Allemagne dont ceux du camp des Milles et ceux arrêtés lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver (Vel d'Hiv) en 1942.

 

b°) La rencontre Pétain-Hitler à Montoire.

 

Le 22 octobre 1940, les deux chefs d'état se rencontrent à Montoire, pour décider d'une politique de collaboration.

 

c°) La collaboration industrielle et économique.

 

Dès la mi-1942, Pierre Laval crée le Service de Travail Obligatoire (STO) qui oblige les jeunes français à aller travailler en Allemagne.

Les entreprises françaises se mettent au service des allemands, comme Renault, qui livra des camions et des automobiles à l'armée allemande.

 

d°) La collaboration militaire.

 

Si la France vichyste n'est jamais entrée en guerre au côté des nazis, lors de l'attaque de l'URSS par les nazis, le 22 juin 1941, une Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF) est créée pour aller combattre, avec les allemands, sur le front russe.

 

Plan Détaillé:

 

I°) Naissance du régime de Vichy.

 

a°) La défaite militaire contre l'Allemagne nazie et l'Armistice du 22 juin 1940.

 

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahissait la Pologne, ce qui déclenchait la 2nde guerre mondiale, puisque la France et l'Angleterre, alliées aux polonais, déclaraient alors la guerre à Hitler.

Pendant plusieurs mois, les deux armées se firent face, sans bouger, ce sera la "Drôle de guerre".

Le 10 mai 1940, les divisions blindées allemandes, aidées par les bombardiers Stukas, concentrées dans les Ardennes, attaquent et transpercent les lignes françaises. Les deux armées avaient le même nombre de chars, environ 3 000, et les chars français étaient même meilleurs que leurs homologues allemands. Mais l'armée française a saupoudré ses chars dans toutes les unités, n'ayant que 3 divisions blindées, alors que l'armée allemande, elle, les a concrentrés dans 10 divisions Panzer, lors de la Bataille de France.

La concentration des chars et des avions, caractéristique de la "guerre éclair" ou Blitzkrieg, a réhabilité le mouvement et a permis de battre en 4 semaines, une armée française totalement dépassée !

 

Devant la débâcle française, le président Lebrun, fait appel au Maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun, pour faire taire les armes et sauver ce qui peut l'être. Alors qu'un certain Général de Gaulle s'exile à Londres, pour continuer le combat

Le 22 juin 1940, l'armistice est signé, la France sera divisée en deux zones, une zone occupée et une zone libre.

 

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Son armée sera réduite à 100 000 hommes, ne permettant aucune revanche, et 1,6 millions de prisonniers français seront retenus en Allemagne, sans compter une indemnité journalière de 500 millions de francs, que le Trésor français devra s'acquitter pour payer les troupes allemandes d'occupation.

 

b°) Le régime de Vichy, le 10 juillet 1940.

 

Le 10 juillet 1940, le Parlement français vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, qui dissout la République et inaugure une dictature personnelle. 

 

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Pétain, qui est populaire auprès des français, va inaugurer sa Révolution Nationale, qui s'articula autour du slogan:

"Travail, Famille, Patrie".

 

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Pétain va accuser les étrangers, les communistes, les juifs, le libéralisme et même le pastis (sic), de tous les maux et va oeuvrer au "redressement national" en restreignant les libertés, en interdisant les syndicats, en muselant la presse et  en s'attaquant aux juifs.

 

II. La politique de collaboration.

 

Elle va être symbolisée par la rencontre entre Pétain et le Führer, Adolf Hitler, à Montoire, le 24 octobre 1940.

 

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a°) La politique antijuive.

 

Le 3 octobre 1940, alors que les allemands nous n'ont rien demandé, le régime de Vichy décrète un Statut des Juifs, qui interdit aux personnes de confessions juives, d'exercer certaines professions et qui prévoit l'internement des juifs étrangers.

Il sera complété par un autre statut, le 2 juin 1941.

Le 16 et 17 juillet 1942, le gouvernement de Vichy mettra à disposition des allemands, la police française, pour effectuer une opération d'arrestation des personnes de confession juive, lors de la rafle du Vel d'Hiv.

En tout, 76 000 juifs seront arrêtés en France pour être déportés et gazés dans les camps d'extermination nazis, dont celui d'Auschwitz. A ce titre, le gouvernement de Vichy a apporté sa macabre pierre au génocide du peuple juif.

 

b°) La collaboration économique et industrielle.

 

Le Reich étant impliqué dans une guerre continentale, en Russie, depuis le 22 juin 1941, l'industrie française va participer à l'effort de guerre nazi.

Des industriels comme Louis Renault, vont produire des camions et des voitures pour la Wehrmacht (=armée de terre allemande), ce qui vaudra à l'industriel une arrestation pour faits de collaboration, et la nationalisation-sanction de son entreprise, après la guerre.

Mais beaucoup d'entreprises françaises travaillèrent à l'effort de guerre allemand dans le cadre des accords Speer-Bichelonne, en 1943, et la main-d'oeuvre française fut massivement mobilisée, dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO), pour aller alimenter l'industrie de guerre allemande.

 

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c°) La collaboration militaire.

 

Le régime de Vichy n'est jamais entré en guerre aux côtés de l'Allemagne, car le Maréchal Pétain ne le souhaitait pas, et Hitler non plus.

Il n'en reste pas moins que lors de l'attaque allemande contre l'URSS, le 22 juin 1941, dans le cadre de l'opération Barbarossa, les ultra-collaborateurs parisiens, dont Jacques Doriot, vont créer une Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF), unité qui sera, par la suite, adoubée (= acceptée) par Vichy, et qui alla combattre auprès des allemands sur le Front Russe.

 

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De même, à partir de janvier 1943, le gouvernement de Vichy créa une organisation paramilitaire, la Milice, chargée de lutter, avec les allemands, contre la résistance, se livrant à la torture et à des exécutions sommaires.

 

Répondez à ce QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

Le culte de la personnalité, honorant le Marécha Pétain, s'exerçait même dans la chanson populaire, avec Maréchal, nous voilà !

 

 

 

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:03

Bibliographie

 

La farce enjôleuse du 11 septembre de Jérôme Quirant, Books on demand, 2010. 

 

 


 

 

 

 

I.Les attentats du 11 septembre 2001.

 

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a°) Les faits.

 

Le 11 septembre 2001, 19 terroristes détournent 4 avions de ligne. 2 Boeing vont percuter les tours jumelles du World Trade Center, à New-York, un autre Boeing, le vol AA77, va percuter le Pentagone, à Washington, et le dernier avion, n'atteindra jamais sa cible, puisqu'il s'écraser en Pensylvannie.

Les deux tours qui culminent à 415 mètres de hauteur, vont s'effondrer moins de deux heures après l'impact. Le choc terrible de l'avion contre le béton a fragilisé la structure, le kérosène a alimenté un gigantesque incendie qui a affaibli l'acier, qui n'a plus joué son rôle porteur. Lorsque les attaches d'un plancher de plusieurs dizaines de tonnes, à hauteur de l'impact, ont cédé, une réaction en chaîne s'est propagée, entraînant l'effondrement des buildings.

Les attentats du 11 septembre, ont fait 2977 victimes, sans parler des victimes collatérales, qui respirèrent les poussières due à l'effondrement, chargées d'amiante, de métaux, de particules de béton, qui ont endommagé les poumons des new-yorkais.

 

 

b°) L'enquête sur les attentats.

Le FBI (Federal Bureau Investigation), va très vite avancer dans son enquête. Les 19 terroristes ont été rapidement identifiés avec la liste des passagers des avions et les vidéos des caméras de surveillance des aéroports d'origine. Un bagage de Mohammed Atta fut retrouvé et d'importants indices révélèrent l'identité des terroristes. Si Oussama Ben Laden ne revendiqua pas, tout de suite l'attentat (il le fera en décembre 2001), le lien entre les 19 terroristes et l'organisation Al-Qaida fut rapidement prouvé par les relevés de compte bancaires des terroristes, qui reçurent beaucoup d'argent d'un certain Khalid Cheikh Mohammed, chef des opérations extérieures d'Al-Qaida et arrêté au Pakistan en 2003.

c°) Les théories conspirationnistes.

Certains mouvements américains d'êtrême-droite ont remis en cause la version officielle. Dylan Avery, avec son film-documentaire Loose Change, en 2005, affirmant que les deux tours avaient été démolies par des "démolitions contrôlées", suite à un complot intérieur, connut un succès international, popularisant les thèses "conspirationnistes" avec ce document, bien fait, mais pas très scientifique !
En France, Thierry Meyssan, président du réseau Voltaire, écrivit un livre, L'Effroyable Imposture, qui eut un succès international et qui affirmait qu'aucun avion ne s'était écrasé sur le Pentagone, alors que 150 témoins occulaires ont bien vu un Boeing percuter le QG de l'armée américaine et que les passagers du vol AA77 ont bien été retrouvés dans les décombres du bâtiment.
Plusieurs scientifiques se sont élevés contre ses thèses conspirationnistes, qui ne reposent sur rien et qui font la part belle aux rumeurs et aux explications parfois délirantes, notamment Jérôme Quirant, en France, avec son site Bastison.

II. Les conséquences des attentats du 11 septembre 2001.

a°) Les conséquences intérieures.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué une immense émotion, aux USA, et  ont décidé le Président George W.Bush à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme.
Le Patriot Act, voté par le Congrès, le 26 octobre 2001, établit deux nouveaux statuts, celui de "combattant illégal" et de "combattant ennemi", permettant au gouvernement américain de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.
Certains citoyens américains se sont élevés contre ces mesures "liberticides", que ne peuvent justifier même la lutte contre le terrorisme. C'est toute la problématique des pays démocratiques, qui sanctifient les libertés individuelles, exploitées par les terroristes pour commettre leurs forfaits !

b°) Les conséquences extérieures.

La responsabilité d'Oussama Ben Laden, dans les attentats du 11 septembre , fut rapidement prouvée, par l'enquête du FBI, et, dès le 18 septembre 2001, le Conseil de Sécurité des Nations Unies demanda aux talibans d'appliquer la résolution n° 1 333, qui était d'extrader Oussama Ben Laden. Le Mollah Omar, chef des talibans refusa de livrer le chef d'Al-Qaida, demandant des preuves de son implication dans les attentats.
Dès ce refus, les américains et leurs alliés s'apprétêrent à attaquer le pays. La Russie se mit à soutenir activement l'Alliance du Nord, coalition de résistants afghans contre le régime de terreur des talebs, anciennement dirigée par le célèbre commandant Massoud, assassiné par deux sbires d'Al-Qaida, le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats contre les tours jumelles.
Le 7 octobre 2001, les forces américaines et leurs alliés, envahissent l'Afghanistan, pour détruire les réseaux terroristes et capturer Ben Laden qui ne sera tué que 10 ans plus tard, en 2011 !
Les américains vont faire emprisonnér les "arabes afghans" capturés, sur la base militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, qui bénéficie d'un statut d'extra-territorialité et qui n'est pas tenu de respecter le droit en vigueur aux USA. Ce qui permet de détenir à volonté un suspect et de pratiquer la torture.

On peut considérer que la guerre contre l'Irak de Saddam Hussein, en 2003, est une conséquence collatérale des attentats du 11 septembre.
Répondez à ce QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:21

Plan synthétisé:

 

I. L'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide en 1991.

 

a°) La fin de la guerre froide (1947-1991).

 

Depuis le refus, par l'URSS, du Plan Marshall américain, en 1947, les deux superpuissances, l'URSS et les USA, s'étaient opposées durant la guerre froide. (Guerre de Corée de 1950-53, Crise des missiles à Cuba en 1962, guerre du Viet-Nam, guerre d'Afghanistan).

 

b°) L'effondrement de l'URSS.

 

L'URSS ne supportera pas les réformes entreprises par Gorbatchev, dans les années 80, et l'édifice politique crée par Lénine, en 1917, s'effondrera en 1991. Les USA n'ont plus d'ennemi attitré.

 

II. La victoire du modèle occidental et le début d'un monde multipolaire.

 

a°) Le libéralisme a vaincu le communisme.

 

L'opposition entre les USA et l'URSS reflétait l'antagonisme de deux modèles, le libéralisme économique (=liberté d'entreprendre au détriment de l'égalité, acceptation de la propriété privée) contre le communisme (=égalité de tous au détriment de la liberté, pas de propriété privée), avec la chute de l'URSS, c'est l'idée au communisme qui s'effondre aussi (voir la chute vertigineuse du Parti Communiste Français depuis les années 90) au profit d'un libéralisme triomphant.

Le libéralisme politique (=élections, démocratie représentative, libertés individuelles) s'étend sur la Terre entière.

 

b°) Les USA gendarme du monde ?

 

L'hyperpuissance américaine s'impose alors au monde par le biais du $, de l'OTAN (= alliance militaire sous domination américaine) et de l'Organisation Mondiale du Commerce qui favorise le libéralisme économique.

Les guerres en Afghanistan et en Irak symbolise cette hyperpuissance et des voix s'élèvent pour condamner l'impérialisme américain (= volonté de domination des USA sur le monde).

 

c°) De nouvelles menaces.

 

La fin de l'URSS a ranimé les nationalismes, en Europe, notamment dans l'ex-Yougoslavie, et une guerre a ensanglanté les Balkans, dans les années 90.

Au Moyen-Orient et en Asie, le radicalisme religieux et notamment l'islamisme radical a remplacé l'idéologie communiste, pour s'opposer aux USA. Al-Qaeda, organisation terroriste est née sur les cendres de la guerre contre les russes, en Afghanistan, dans les années 80. Les soviétiques battus, elle va se retourner contre les USA pour aboutir aux attentats du 11 septembre 2001.

 

III. Les attentats du 11 septembre et la remise en cause de l'hyperpuissance américaine.

 

a°) Les attentats du 11 septembre 2001 feront 3000 morts, ils seront la plus importante attaque de l'histoire des USA venant de l'extérieur. Après ces attentats, les USA envahiront l'Afghanistan pour neutraliser Ben Laden, puis l'Irak de Saddam Hussein.

 

b°) Mais les méthodes américaines seront stigmatisées (=condamnées). Le Patriot Act, sous couvert de lutte contre le terrorisme, réduit les libertés des citoyens américains, et la prison de Guantanamo, où l'on pratique la torture, ne respecte pas les droits de l'homme.

De même, si la guerre en Afghanistan est une légitime réponse aux attentats du 11 septembre, la guerre en Irak n'a aucune justification.

Des pays condamnent l'impérialisme américain (=volonté de domination planétaire), comme le Vénézuela d'Hugo Chavez ou Cuba de Fidel Castro.

 

c°) Les nouveaux géants de demain.

 

La Chine et l'Inde, avec leur poids démographique (3 milliards d'individus à eux deux) seront les géants de demain.

 


 


 

Plan détaillé :

 

I. L'effondrement de l'URSS et les bouleversements de la carte européenne.

 

a°) La guerre froide (1947-1991).

 

Depuis 1947, et le refus, par l'URSS, du  Plan Marshall, l'Europe était divisée en deux blocs. L'Europe de l'Est, la RDA, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, sous l'influence de l'URSS communiste. L'Europe de l'Ouest, la Grande-Bretagne, le Benelux, l'Italie, la Grèce, l'Espagne, le Portugal, la France, l'Autriche, sous l'influence des USA capitalistes.

 

http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/artoff622.jpg

(Source: Le monde diplomatique, 2000.)

 

USA et URSS, deux puissances nucléaires, qui ne pouvaient s'opposer directement, à cause de l'équilibre de la Terreur, se faisaient donc la guerre par pays interposés:

- en Corée, de 1950 à 1953.

- à Cuba, lors de la crise des missiles, en octobre 1962.

- au Vietnam, de 1964 à 1975.

- en  Afghanistan, de 1979 à 1989.

 

b°) L'effondrement de l'URSS, 1989-1991.

 

Le 11 mars 1985, un nouveau secrétaire général du Parti Communiste de l'Union Soviétique  (PCUS), Mikhail Gorbatchev, prend les rênes du pays.

 

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(Gorbatchev en 1987, source: wikipedia.)

 

L'homme a 54 ans, bien plus jeune et plus ouvert que ses prédecesseurs. Gorbatchev sent bien que le système soviétique est à bout de souffle, et que l'URSS n'a plus les moyens de participer à la course aux armements qui plombe l'économie du pays. Il décide alors d'entamer une série de réfomes dans le cadre de la Perestroika, dont le but est de libéraliser l'économie soviétique, exsangue. Mais on ne libéralise pas un pays, tenu dans une main de fer, depuis 1917, sans conséquences. Le ton nouveau, venu de Moscou, va générer des revendications dans les pays de l'Est, toujours sous le joug soviétique. En 1989, c'est en Pologne que souffle le vent nouveau, avec le syndicat Solidarnosc, qui gagne les élections. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, qui coupait la ville en 2 depuis 1961 tombe.

 

 

C'est un symbole de la "guerre froide" qui disparaît et qui annonce des lendemains sombres pour l'URSS.
Le 25 décembre 1989, le dictateur roumain, Nicolae Ceaucescu, s'enfuit en hélicoptère de son palais présidentiel qui est assailli par la foule en colère. Il sera capturé peu après et exécuté, avec sa femme.
Le 3 octobre 1990, les deux Allemagne, la RFA et la RDA, se réunissent, ne formant qu'un seul pays, et terminant une division de l'Europe qui durait depuis 1947.
Le soviétiques commencent aussi leur retrait d'Afghanistan, après 10 ans de guerre, une autre victoire pour les USA, qui avait financé, en partie, la résistance afghane.
Mais c'est au coeur de l'URSS que la fin va se nouer la fin de la pièce. Les deux grands pays de la fédération soviétique, la Russie et l'Ukraine, et les 13 autres républiques de l'URSS, portées par le nationalisme, déclarent leur indépendance et mettent fin à l'existence de l'Union Soviétique, en décembre 1991. Boris Eltsine, le président de la Russie, suspendit même le parti communiste sur le sol de la Russie, devant un Gorbatchev médusé !
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(Gorbatchev et Eltsine, source: rue 89)

L'URSS disparaissait donc, sous les coups des nationalismes et la guerre froide se finissait.

II. La victoire du modèle occidental et la naissance d'un monde multipolaire.

a°) L'extension de la démocratie libérale et de l'économie de marché.

La fin de l'URSS consacre la supériorité du modèle occidental, qui s'appuyait sur les droits de l'homme, les libertés individuelles et l'économie de marché. Tous les pays de l'Europe de l'Est qui vont se libérer du joug soviétique vont embrasser ce modèle politique et économique et entrer, progressivement, dans l'Union Européenne. Les seuls pays restant attachés au modèle "communiste", qui exclue la propriété privée, sont Cuba, le Vietnam et la Corée du Nord. La Chine, elle, si elle a gardé un système politique a parti unique, s'est convertie, elle aussi, à l'économie de marché, et est devenue l'atelier du monde.

b°) Les USA, gendarme du monde ?

L'URSS disparue, les USA reste comme les gagnants de la guerre froide et seule hyperpuissance sur le globe. Lorsque Saddam Hussein, le dictateur irakien,

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(Source:wikipedia)

envahit le Koweit, l'été 1999, mettant en péril les approvisionnements en pétrole,  ce sont les américains, qui, au sein d'une coalition militaire internationale sous mandant de l'ONU, vont attaquer l'Irak, début 2000, dans le cadre de l'opération Tempête du Désert. La défaite rapide des forces irakiennes démontrent la puissance militaire américaine, seul pays à pouvoir intervenir rapidement dans toutes les régions du globe.

c°) Les périls nationalistes et religieux.

La fin de la fédération soviétique puis yougoslave, réveille les démons nationalistes. En Yougoslavie, serbes, croates, et bosniaques, s'affrontent dans des combats sanglants, à partir de 1991 et 8 000 musulmans bosniaques seront exécutés par les milices serbes, à Srebrenica, en 1995.
En Russie, l'armée russe attaque la Tchétchénie, pour traquer des séparatistes tchétchènes qui veulent l'indépendance de leur pays.
L'Afrique n'est pas en reste, puisque en 1994, les Hutus tuent 800 000 Tutsis, au Rwanda, véritable génocide dans l'indifférence internationale, alors qu'en Somalie, une guerre civile tue des centaines de milliers de civils, et entraînent une famine catastrophique.
En Afghanistan, après le départ des soviétiques, en 1989, une guerre civile a déchiré les factions afghanes, faisant le lit de l'extrêmisme religieux. En 1996, les talibans, des musulmans fanatiques, prennent le pouvoir et instaurent un régime de terreur. Ils accueillent sur leur territoire  Oussama Ben Laden, chef de l'organisation terroriste Al-Qaida, prônant une lutte sans merci contre les américains et les juifs.

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(Ben Laden en 1997. Source:wikipedia)


En 1998, des attentats à la bombe détruisent les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, faisant plus de 100 morts. Les doutes sur l'implication d'Al-Qaida et d'Oussama Ben Laden, dans ces attentats se révèlent justifiées, et les USA, en août 1998, déclenchèrent l'opération militaire Infinite Reach, bombardant les camps d'entraînement d'Al-Qaida, en Afghanistan.
La pression sur les talibans, pour qu'ils livrent Ben Laden aux américains sera constante, et le régime des talebs sera condamné par deux fois, par des résolutions de l'ONU, en 1999 et 2000, pour mener une politique discriminatoire envers les femmes et les non-musulmans, et pour héberger, en Afghanistan, des réseaux terroristes.

III. Les attentats du 11 septembre 2001 et la remise en cause de l'hyperpuissance américaine.

a°) Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences.

Le 11 septembre 2001, 4 avions sont détournés par des terroristes islamistes radicaux appartenant à l'organisation d'Oussama Ben Laden, Al-Qaida, et vont s'écraser sur les deux Tours du World Trade Center, à New-York et sur le Pentagone, à Washington. Un 4eme avion s'écrasera en Pensylvannie, sans avoir pu atteindre sa cible. Les attentats font près de 3 000 victimes civiles, plus que lors de l'attaque japonaise à Pearl Harbor, qui avait entraîné les USA dans la seconde guerre mondiale.
La responsabilité d'Al-Qaida et de Ben Laden étant rapidement prouvée, le président George W.Bush demanda au chef des Talibans, le mollah Omar, de leur livrer Oussama Ben Laden. Devant le refus de ce dernier, les USA et leurs alliés, avec la bénédiction de l'ONU, envahirent l'Afghanistan, en octobre 2001, pour démanteler les camps des terroristes.
Soupçonnant des accointances entre Saddam Hussein et Ben Laden, et ayant un compte à régler avec le dictateur irakien, qui les nargue depuis 10 ans, les USA et quelques alliés envahissent aussi l'Irak, en 2003, alors que les américains n'avaient aucune preuve de l'implication de Saddam, dans les attentats du 11 septembre, et que ce pays ne détenait pas des armes de destruction massive.

b°) Les limites de la politique américaine et la contestation anti-impérialiste.

Les méthodes employées pour lutter contre le terrorisme, notamment deux guerres qui durent toujours, 10 ans après, et les nombreuses entorses aux droits de l'homme pratiquées par les américains, notamment dans la prison de Guantanamo, à Cuba, base militaire qui n'est pas régi par le droit américain et où l'on pratique la torture,

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ont déconsidéré les USA auprès d'une large partie de la population mondiale, notamment dans les pays en voie de développement.
De plus, le soutien inconditionnel des USA à Israël, même lorsque ce dernier pays ne respecte pas les résolutions de l'ONU, leur à aliéner les opinions publiques arbaes et laisse à penser que les américains respectent le droit international quand ça les arrange.
Des pays comme le Vénézuela avec son président Hugo Chavez,

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ou le Cuba de Fidel Castro,

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(source:wikipedia)

remettent violemment en cause la politique impérialiste (=volonté de dominer) des USA et dans les pays occidentaux, de plus en plus de citoyens européens, contestent l'hyperpuissance américaine, notamment des intellectuels comme Emmanuel Todd ou, aux USA, le linguiste Noam Chomsky.

c°) Les puissances émergentes, les nouveaux géants de demain.

L'hyperpuissance américaine se heurte à des nouvelles puissances qui lui font concurrence. La Chine, géant démographique, est devenue l'atelier du monde et connaît une croissance économique remarquable. Alors que les USA et les pays européens s'endettent pour garder leur niveau de vie, l'épargne chinoise s'investit dans le monde entier, finançant le déficit de l'Etat américain, rachetant le port du Pirée aux Grecs, investissant, massivement, en Afrique et en Asie du Sud, devenant un acteur incontournable de l'économie mondiale.
L'Inde est en train de suivre le même chemin, et le rachât de l'entreprise sidérurgique française Arcelor, par l'indien Mittal, illustre bien le dynamisme de l'économie indienne par rapport à nos économies vieillissantes.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:08

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Plan synthétisé:

 

I. Les Etats-Unis dans la Première guerre mondiale.

 

a°) Une entrée tardive mais décisive.

 

Les USA sont entrés en guerre en 1917, du côté des alliés franco-britanniques, et ont apporté surtout un soutien matériel et une aide financière à l'Entente qui s'avéreront décisifs, en 1918.

 

b°) Les 14 points du président Wilson.

 

Le président des USA, Woodrow Wilson veut créer une organisation internationale qui gérera les conflits entre les pays de manière pacifique. Ca sera la création de la Société des Nations. Il encourage aussi les nationalismes européens sur les cendres des empires battus. L'Empire austro-hongrois et l'Empire ottoman éclateront en de nombreux pays.

 

c°) L'isolationnisme américain.

 

Mais l'opinion publique américaine est excédée par les querelles européennes et le Sénat des USA repousse le Traité de Versailles qui réglait l'après-guerre. Les USA entre dans une période d'isolationnisme (= ne pas s'occuper des affaires des autres) qui va durer jusqu'en 1941.

 

II.Les USA et la seconde guerre mondiale.

 

a°) 1939-1941, les USA "arsenal des démocraties".

 

De 1939 à 1941, la guerre sera essentiellement européenne et les USA ne sont pas dans le conflit. Mais le président Roosevelt, malgré son opinion publique isolationniste, aide les franco-anglais en leur livrant des armes.

 

b°) Pearl-Harbor, le réveil d'un géant.

 

Le 7 décembre 1941, les avions japonais bombardent la base navale américaine de Pearl-Harbor, à Hawaï, dans le Pacifique. Les USA entrent dans la guerre. L'industrie américaine va alors travailler à plein régime pour l'effort guerrier, et sera décisive pour la victoire, au travers du Victory Program.

 

c°) Victoires en Europe et dans le Pacifique.

 

En 1943, les américains débarquent en Sicile et envahissent l'Italie fasciste, entraînant la chute du régime de Mussolini, l'allié de Hitler.

L'été 1944, les américains débarquent en Normandie, puis en Provence, libérant la France de l'occupation allemande.

Dans le Pacifique, les américains vont écraser les forces japonaises en profitant de leur supériorité matérielle. Le lancement des deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki entraîneront la capitulation japonaise, le 2 septembre 1945 et la fin de la seconde guerre mondiale.

 

d°) Les USA, superpuissance mondiale.

 

La seconde guerre mondiale va consacrer deux superpuissances, les USA et l'URSS, grands vainqueurs du conflit mondial.

 


 

Plan détaillé:

 

I. La première guerre mondiale.

 

a°) Entrée en guerre tardive mais décisive.

 

Le premier conflit mondial éclate le 1er août 1914, et il est une guerre exclusivement européenne. Les pays de l'Entente, la Grande-Bretagne, la France, la Russie,  et la Serbie, s'oppose aux puissances centrales, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Empire Ottoman. D'autres pays européens rentreront, plus tard, dans la guerre, comme l'Italie, du côté de l'Entente, en 1915, la Bulgarie, la même année, du côté des Empires Centraux.

 

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(source: académie de Rouen).

 

b°) Les USA dans la guerre.

 

# Une aide économique.

 

Les américains s'ils n'entrent pas en guerre en 1914, ne respectent pas une stricte neutralité, puisqu'ils vont aider économiquement les pays de l'Entente. Les européens vont se ravitailler chez les américains, et les importations françaises venant des USA vont bondir de 10 %, en 1913, à 30 %, en 1916.

De même, pour financer la guerre, les pays de l'Entente vont emprunter de l'argent aux américains, environ 2,3 milliards de $, dans les premières années de la guerre, pour seulement 26 millions aux puissances centrales.

 

# L'entrée en guerre en 1917.

 

En janvier 1917, l'Allemagne déclare la guerre sous-marine à outrance, frappant tous les navires commerçant avec les pays de l'Entente, et remettant en question la liberté des mers.

Le 6 avril 1917, devant ce coup de force allemand, le Congrès américain déclare la guerre aux puissances centrales.

Le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine, surnommée The Big Red One,

 

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(Source: Military.com)

 

 

  débarquait à Saint-Nazaire. Mais les USA n'ayant pas de service militaire obligatoire, la constitution et l'entraînement d'une armée de Terre digne de ce nom, prendra du temps. Le corps expéditionnaire américain en France sera commandé par le général Pershing,

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/Johnpershing.jpg/220px-Johnpershing.jpg

(Source:Wikipedia)

 

et les premières troupes américaines seront engagées en novembre 1917, en petit nombre. C'est surtout à partir de l'été 1918, plus d'un an après l'entrée en guerre des USA, qu'avec leur 3 armées consitutées de 1,9 millions d'hommes, ils deviendront actifs, et, en septembre 1918, les armées américaines lanceront leur première offensive contre le saillant de Saint-Mihiel. Le même mois, 500 000 soldats américains participeront à l'offensive , ils apporteront un poids décisif pour faire plier les allemands. Symbole de cette puissance américaine, les allemands contactent les américains pour des pourparlers de paix. Le 11 novembre 1918, les allemands capitulent, la guerre est finie.

 

c°) Les 14 points du Président Wilson.

 

Le président des Etats-Unis d'Amérique, Woodrow Wilson, veut modifier les règles des relations internationales, pour éviter une nouvelle guerre, et présentera ses 14 points, dont  la création de la Société Des Nations (SDN), ancêtre de l'ONU, chargée de gérer, pacifiquement, les conflits entre les pays et ainsi que de la consécration du principe des nationalités, donnant naissance à de nombreux pays, sur les cendres de l'Empire russe et Austro-Hongrois !

 

d°) L'isolationnisme américain et le désengagement des affaires du monde.

 

Le Congrès américain désavoue son président, et refuse d'entrer dans la Société des Nations, inaugurant une période d'isolationnisme, qui fait que les USA se replient sur leur territoire, ne s'intéressant que peu aux affaires du monde.

Le summum de cette politique neutraliste, sera le vote, par le Congrès, en 1935, du Neutrality Act, qui consacrera l'interdiction pour le gouvernement US, d'intervenir dans les affaires du monde et notamment d'aider économiquement et militairement des belligérants.

De plus, l'Etat américain, à l'encontre de la doctrine Monroe, va inaugurer une politique de "bon voisinage" avec les états d'Amérique du Sud. Le protectorat sur l'île de Cuba, initié en 1901 par l'amendement Platt se termine en 1934, les nord-américains ne gardant que la base de Guantanamo.

La même année, les Marines partent d'Haïti, et en 1936, un nouveau traité avec le Panama abolit le droit d'ingérence américain sur ce pays.

En 1934, le Congrès vote aussi l'indépendance des Philippines, dans un horizon de 10 ans.

 

e°) Une politique de désarmement.

 

Les USA vont encourager le désarmement mondial avec, notamment le Traité de Washington, de 1922, qui limite les flottes de guerre mondiales.

Le secrétaire d'état américain, Kellogg, signa avec le Président du Conseil français, le pacte Briand-Kellogg, en 1928, censé rendre le recours à la guerre, pour régler un conflit entre deux pays, illégal.

 

II.La deuxième guerre mondiale.

 

a°) Un Roosevelt pro-démocratie mais ligoté par l'isolationnisme de la population américaine.

 

Par le Neutrality Act, le Congrès des Etats-Unis avait montré sa décision de ne plus intervenir dans les affaires du monde, échaudé par son aide aux alliés, lors de la Première guerre mondiale, beaucoup de ces derniers n'ayant pas remboursé leur dette de guerre.

Mais le Président Roosevelt, élu en 1932,

 

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(source: wikipedia)

 

est acquis à la cause des démocraties européennes contre les régimes fascistes. Il influe le vote de la loi Cash and Carry (=Paye et emporte), en 1937, qui permet de vendre à des belligérants qui paient comptant, des marchandises (excepté les armes). Cette disposition du Neutrality Act, favorise ouvertement les puissances maritimes comme la Grande-Bretagne et la France.

De même, dans son discours de la Quarantaine, à Chicago, en 1937, le Président Roosevelt dénonce les régimes autoritaires (Allemagne nazie, Italie mussolinienne et Japon) comme des "fauteurs de guerre".

 

b°) Le revirement de la population américaine et l'engagement américain.

 

La Nuit de Cristal, pogrom antisémite (= piller les biens et tuer les juifs) qui se déroule dans l'Allemagne nazie en 1938, choque l'opinion publique américaine et son Président, qui rappelle son ambassadeur.

Le 15 avril 1939, Roosevelt demande à Hitler et à Mussolini de ne pas avoir recours à la guerre pour régler des conflits territoriaux, ce qui entraîne une réponse cinglante du Führer , devant le Reichstag (=assemblée du Reich), qui se moque de la liste des pays à ne pas attaquer !

 

 

b°) 1939-1941, les USA, l'arsenal des démocraties.

Le 1er septembre 1939, les allemands déclarent la guerre à la Pologne, entraînant la riposte des britanniques et des français, qui déclarent, en retour, la guerre au Reich. La seconde guerre mondiale commençait, elle était essentiellement européenne.
Le 04 novembre 1939, malgré la pression des isolationnistes, l'embargo sur les armes est levé, et les belligérants peuvent acheter des armes aux USA si ils paient comptant et qu'ils transportent eux-mêmes la marchandise, ce qui revient à favoriser ouvertement les puissances maritimes que sont la Grande-Bretagne et la France. Fin 1939, une mission française chargée d'acheter du matériel militaire se rend donc aux USA.
La chute de la France, en juin 1940 va provoquer un électrochoc, auprès de l'opinion publique américaine, qui va se rallier, progressivement, à la cause alliée.
Le 10 juin 1940, à Charlottesville, le jour de l'entrée en guerre de l'Italie de Mussolini, Roosevelt prononcera un discours où il prendre fait et cause pour les démocraties, et stigmatisera le "coup de poignard dans le dos" du dictateur italien sur une France à terre !
Le 11 mars 1941, une étape est franchie dans l'engagement américain avec l'adoption de la loi prêt-bail (Lend-Lease) qui permet aux américains de fournir du matériel militaire à qui bon leur semble. Aux anglais, dans un premier temps, mais aussi aux soviétiques, dès novembre 1941, après l'attaque de l'URSS par Hitler, en juin 1941.
Le 14 août 1941, Roosevelt et Churchill, au large de Terre-Neuve, font une déclaration pour l'après-guerre après la fin de la tyrannie nazie, souhaitant un monde qui règlera ses conflits pacifiquement. La Charte de l'Atlantique, annoncera l'Organisation des Nations Unies.

c°) De Pearl-Harbor à la capitulation japonaise, 1941-1945.

# Le Japon frappe à Pearl Harbor.

Le 7 décembre 1941, les avions japonais bombardent la base militaire américaine de Pearl Harbor. Les relations entre le Japon et les USA s'étaient dégradées, depuis deux ans. Les américains, sanctionnant la politique expansionniste des nippons, en Asie du sud-est, par des rétorsions économiques. L'attaque japonaise sur Pearl-Harbor, qui fera près de 2 400 morts chez les américains, fera donc entrer les USA dans la guerre mondiale.

4 jours plus tard, l'Allemagne nazie déclarera la guerre aux USA.

# Le réveil d'un géant !

Le Victory Program, initié par le président Roosevelt, pour produire des armes de guerre en masse, va être la clé de la victoire alliée, à l'Ouest. En 3 ans, l'industrie américaine va faire un effort colossal, en produisant 275 000 avions et 90 000 charsLa fabrication des Liberty Ships, bateaux marchands qui sortent des chantiers navals américains à la fréquence de 1 tous les 12 jours, va permettre aux alliés de gagner la bataille de l'Atlantique, initiée par les sous-marins allemands, les U-Boots, pour isoler et axphyxier la Grande-Bretagne.
Toute la population américaine se mobilise pour participer au gigantesque effort industriel qui va emmener les Etats-Unis à la victoire. Les femmes prennent une part active à cet effort, en travaillant dans l'industrie de l'armement.

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Roosevelt lance aussi le projet Manhattan, en 1942, pour maîtriser le feu nucléaire,

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avec des savants comme Enrico Fermi ou Léo Szilard qui ont fui les dictatures européennes.

# Victoire à l'Ouest.

 

11 mois après l'attaque de Pearl Harbor, en novembre 1942, les forces américaines débarquent en Afrique du Nord avec l'Opération Torch. En Mai 1942, après 6 mois de combat, les forces de l'Axe capitulent, les alliés faisant 250 000 prisonniers !

Le 10 juillet 1943, les forces anglo-américaines se lancent à l'assaut de la Forteresse Europe, en déclenchant l'Opération Husky, d'invasion de la Sicile. L'attaque de l'île italienne fait chuter Mussolini, deux semaines plus tard, et Hitler est obligé d'envoyer des renforts en Italie, en déshabillant un peu plus le front Russe.

Le 6 juin 1944, c'est le "Day D", le Jour le plus long, avec l'opération Overlord, qui fait débarquer une armada alliée sur les plages normandes, sous le commandement du général Eisenhower.

 

 

Pris en tenailles, à l'Ouest par les américains, à l'Est par les soviétiques, les allemands capituleront le 8 mai 1945.

# Victoire dans le Pacifique.
Après Pearl-Harbor, les japonais vont aller, durant 6 mois, de victoire en victoire, en envahissant les Philippines, l'Indonésie, la Birmanie, Singapour, Hong-Kong. Mais début juin 1942, à Midway, les avions américains détruisent 4 porte-avions japonais, affaiblissant, mortellement, la marine japonaise et annonçant les victoires futures.
A partir de là, les américains, avec leur puissance navale et aérienne, vont faire reculer les japonais, jusqu'au lancement des deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, qui feront capituler le Japon, le 2 septembre 1945. Ce jour-là, la seconde guerre mondiale est officiellement terminée.

III.L'hyperpuissance américaine.

a°) USA et URSS, les deux grands vainqueurs de la guerre.

Les américains et les soviétiques vont être les deux grands vainqueurs de la guerre, consacrés par une division du monde en sphère d'influence, lors des Conférences de Yalta et de Posdtam, en 1945.
L'Europe est quasiment ruinée, et perd sa suprématie mondiale au profit des USA, à l'Ouest et de l'URSS, à l'Est.

b°) La guerre froide.

En 1947, les Etats-Unis d'Amérique ayant peur de la contagion communiste en Europe de l'Ouest, propose le plan  Marshall, pour aider massivement les pays européens et les sortir de la crise. Il ne faut pas oublier que jusqu'en 1947, les tickets de rationnement sont encore en circulation en France ! L'Europe de l'Est, sous domination soviétique refuse cette aide, et la guerre froide, opposant les deux grands, commençait.

c°) Les USA, champion du "monde libre", 1947-1991.

Pendant près de 50 ans, le gigantesque complexe militaro-industriel américain, présent sur tous les continents, va faire office de "gendarme du monde", oubliant cet isolationnisme qui marqua l'entre-deux-guerres.
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:03

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Bibliographie:

 

La révolution russe d'Orlando Figes, Folio Histoire, 2009.

 

 

 

 

1°) Un tsar  discrédité.

 

a°) Les défaites militaires et la défiance des généraux.

 

L'armée et l'Etat russes n'étaient pas formatés pour soutenir une guerre contre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Empire Ottoman. Dès la fin août 1914, à Tannenberg, les armées russes de Samsonov subissent une humiliante défaite de la part des allemands de Von Hindenburg.

L'année 1915, ne sera qu'une longue retraite pour l'armée russe, devant les austro-allemands, obligée de laisser la Pologne à ses ennemis et malgré la réussite des offensives Broussilov, en 1916, la Russie, à la veille de la Révolution de Février, se trouve dans une situation militaire très mauvaise.

Ces défaites ont miné le prestige du tsar, après de la plupart des généraux russes, qui voient dans Nicolas II un monarque faible, dominé par sa femme, l'impératrice Alexandra, et incapable de proposer un renouveau politique pour fédérer les énergies contre l'ennemi allemand ! Lorsque l'insurrection commencera à Petrograd, en février, les généraux lâcheront ce tsar dont ils ne veulent plus.

 

b°) La bourgeoisie contre Nicolas II, l'autocrate.

 

Nicolas II avait toujours refusé une évolution libérale de son régime, à l'anglaise, vers une monarchie parlementaire, malgré les pressions de la bourgeoisie russe et de son entourage familial. Malgré sa réticence à une libéralisation du régime, le tsar, après les événements de janvier 1905, et le funeste "Dimanche Rouge", avait été obligé de lâcher du lest, et avait signé un Manifeste, en octobre 1905, pour une libéralisation politique. Le Parti KD, des constitutionnels-démocrates, emmenés par l'historien Milioukov obtint vite 100 000 adhérents, dont 60 % de nobles et fut rejoint par le Prince Lvov. On retrouvera les deux hommes, douze plus tard, qui vont jouer un rôle éminent après la révolution de Février 1917.

Le Manifeste d'Octobre prévoiyait des élections pour une assemblée consultative, ou Douma, qui est élu au Printemps 1906. Mais dès le début, les deux légitimités vont se heurter, et Stolypine, le nouveau premier ministre du Tsar, va faire dissoudre la Douma, générant un antagonisme entre les bourgeois libéraux et le régime tsariste. La deuxième Douma, sera encore une fois dissoute par le pouvoir et il faudra attendre une loi électorale éliminant les opposants au régime et favorisant les nobles, pour avoir une troisième Douma coopérative, en 1907, avec une majorité de droite nationale, avec l'Union du Peuple Russe.

A la veille de la première guerre mondiale, la bourgeoisie est profondément attaché à une évolution libérale du régime se défie de Nicolas II, tsar autocrate qui a travesti la philosphie du Manifeste d'Octobre 1905.

De plus, la guerre va intimement associer l'Etat russe aux industriels privés, pour la production de guerre, ce qu'Hélène Carrère d'Encausse dans son Nicolas II nommera, "la Révolution Invisible", et qui annoncera la prise de pouvoir future de la bourgeoisie.

 

c°) L'impératrice Alexandra, l'âme damnée du tsar ?

 

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Allemande de naissance, l'impératrice Alexandra Fedorovna, petite-fille de la reine Victoria, va jouer un grand rôle dans le discrédit du tsar. Famille profondément unie, Nicolas II reste très attaché à sa femme et à ses enfants, avec qui il mène une existence bourgeoise. Mais la personnalité de l'impératrice va irrémédiablement s'assombrir, avec la naissance d'un tsareitch, Alexis, atteint d'hémophilie. Désespérée, l'impératrice va s'en remettre à une sorte de gourou-guérisseur, un certain Grigori Raspoutine.

 

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Faux moine et vrai charlatan, l'influence de Raspoutine va aller crescendo sur le couple impérial, étant même à l'origine de la nomination des généraux, pendant la Grande Guerre. Car le tsar parti à Moghilev, en 1916, c'est l'impératice et son âme damnée, Raspoutine, qui vont gouverner à Petrograd, faisant et défaisant les carrières et s'opposant, farouchement, à toute évolution libérale du régime, entraînant une exaspération croissante chez les nobles, même de la famille impériale, chez les bourgeois-libéraux et dans le peuple. Lors du discours d'ouverture de la Douma, le 1er novembre 1916, le chef du parti Constitutionnel-Démocrate (KD ou Cadet), Pavel Milioukov accusa le Premier Ministre de l'époque, Boris Stürmer,  un protégé de la tsarine, de trahison au profit de l'Allemagne ! Le tsar fut obligé, devant la fronde des députés de la Douma, de licencier Stürmer, pour le remplacer par le compétent Trepov, qui se fit railler lors de son arrivée à la Douma. En pleine guerre, cette situation inquiétait les alliés de la Russie, qui voyait un Nicolas II ne plus maîtriser le bateau "Russie" !

Même dans la famille impériale, les suppliques au tsar pour faire évoluer le régime et écarter des affaires publiques la tsarine n'avaient aucun écho. Que ce soit le grand-duc libéral Nicolas ou le grand-duc Paul, aucun des deux ne put obtenir la libéralisation du régime ni le départ de l'impératrice qui discréditait l'institution impériale par ses décisions calamiteuses !

Devant l'entêtement du tsar à ne faire aucune concession, la famille complote même contre Nicolas II, pensant à le faire abdiquer, à envoyer la tsarine dans un couvent, et à donner le sceptre impérial au tsarevitch, Alexis, sous la régence du grand-duc Dimitri.

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1916, l'acrimonie de la famille impériale contre la tsarine, se traduisit par l'assassinat de Raspoutine, attiré dans un guet-apens chez le Prince Youssoupoff. L'élimination du favori de la famille impériale traduisait bien le fossé séparant cette dernière à son entourage proche !

 

2°) Un tsar abandonné: les journées de février.

 

a°) Pénurie et froid.

 

La guerre avait profondément bouleversé la vie économique russe. L'Etat avait accès sa production industrielle sur les armements au détriment du reste. Aussi, en cet hiver 1917 exceptionnellement froid, Petrograd fut touché par la pénurie de blé et de combustible. Le 19 février, les autorités de la capitale établirent le rationnement.

 

b°) 23 février 1917, les ménagères veulent du pain !


Le 23 février, les températures remontèrent et furent printanières, et une foule de ménagères descendit dans la rue, le matin, pour exprimer leur mécontentement devant la pénurie de pain. C'était aussi la Journée Internationale de la femme, et la perspective Nevski se remplissait de femmes demandant l'égalité des droits.

L'après-midi, l'atmosphère fut moins bon enfant, car les ouvrières des usines textiles de Vyborg se mirent en grève, et, accompagnées par les ouvriers des usines métallurgiques, vinrent manifester au centre-ville.

100 000 personnes se massaient autour de la Douma, en fin d'après-midi, mais le gouvernement ne réagit pas.

Le lendemain, devant la passivité des forces de l'ordre, des pillages de magasins commencèrent et des ouvriers submergèrent de maigres troupes de cosaques, au pont de Liteni, reliant le quartier industriel de Vyborg au centre-ville.

 

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Le 25 février, la foule grossit encore, dans les rues du centre-ville, et les slogans politiques, totalement absents des deux jours précédents, s'entendent.

 

c°) Le rôle mineur des partis socialistes dans les journées de février.

 

Il fut très faible. Les partis socialistes ne virent pas venir la révolution de Février, il faut dire que beaucoup des chefs politiques socialistes vivaient en exil. Le menchevik Nicolas Soukhanov parlait de "désordres et non de révolution" et le bolchevik Chliapnikov, se rit de l'idée qu'on avait à faire à une révolution !

De même, les effectifs des militants des partis menchenviks, bolcheviks ou Socialistes révolutionnaires restaient numériquement faibles, en février 1917.

 

d°) La soldatesque pactise avec le peuple.

 

Le tsar, à Moghilev, sur le front, est mal informé de la réalité des événements, par son ministre de l'Intérieur, Protopopov, favori de l'impératrice et notoirement incompétent. Il ordonne alors au chef du district militaire de Petrograd, le général Khabalov, de réprimer les manifestations.

Le 26 février, le régiment Semenovski tire sur la foule, mais d'autres régiments se mutinent, comme les régiments Pavlovski et Volynski. Mais ce fut la défection d'une compagnie du régiment Preobrajenski, de la Garde Impériale, sous l'action de Fedor Linde (1881-1917) , héros oublié de la Révolution de Février, qui fut décisif, et fit basculer la garnison de Petrograd.

 

e°) L'abdication du Tsar.

 

Nicolas II, inconscient des événements de Petrograd, se décide, sous la pression de l'impératrice, à revenir dans la capitale. Il n'y arrivera jamais ! Les militaires ont fait dévier le train impérial à Pskov. Là, le 2 mars, deux représentants de la Douma, l'octobriste Goutchkhov et Choulguine, pressent le tsar à abdiquer en faveur de son fils, le tsarevich Alexis, sous la régence du grand-duc Michel.

Mais le coup de grâce viendra des généraux et de l'armée. Le général Alexeiev, chef de l'état-major,

 

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est persuadé que le renouveau militaire de la Russie , passe par l'abdication de Nicolas II, tsar faible soumis au bon vouloir de l'impératrice. Rassuré par la Douma que le nouveau gouvernement provisoire serait contrôlé par le parti Constitutionnel-Démocrate, et non par les socialistes, le général décide d'obtenir du Tsar son adbication. Le 2 mars, le général Rousski apporte à Nicolas II, les desideratas de ses chefs militaires, favorables à son abdication. Le Tsar, qui fut toujours très attaché à l'institution militaire, lâché par ses généraux, décide d'abdiquer pour lui et pour son fils, en nommant comme successeur le grand-duc Michel. La séculaire dynastie des Romanov a perdu le pouvoir en trois jours, sans combat, lâchée par la bourgeoisie, la noblesse et l'armée !

La révolution de Février fut autant une insurrection populaire qu'une révolution par "le haut".

Le grand-duc Michel, peu porté sur les affaires publiques et sur l'étiquette, refusa la couronne impériale. La monarchie russe s'éteignait donc, pour laisser place à un régime parlementaire bancal, qui ne devait durer que quelques mois.

 

Un QUIZZ pour réviser la révolution de Février.

 



 


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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:45

I. USA et URSS, les deux grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale.

 

A°)Les USA, leader du monde libre ?


Les USA sont entrés dans la guerre le 7 décembre 1941, avec l'attaque surprise des avions japonais sur la base navale de Pearl Harbor. Mais, depuis longtemps, les USA s'étaient faits "l'arsenal des démocraties", en équipant, par le biais de la loi "Cash and Carry", puis par la loi Prêt-Bail, les franco-anglais, puis les soviétiques.

Libérant l'Europe de l'Ouest (France, Italie, Benelux, Allemagne de l'Ouest, Autriche) de la domination nazie, ils occupent aussi le Japon, après la capitulation de ce dernier pays, suite à l'explosion des deux bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki, en août 1945.

Evidemment, en libérant l'Europe de l'Ouest, ils vont aussi imposer leur modèle de société, en consacrant la démocratie représentative, l'écomie de marché, et la liberté individuelle.

 

B°) L'URSS domine à l'Est.

 

A l'Est, les soviétiques qui ont pris Berlin en avril-mai 1945, et ont poussé Hitler au suicide, ont libéré les pays d'Europe de l'Est (Pologne, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie, Hongrie) et ont profité de leur présence dans ces pays, pour y imposer le modèle soviétique, avec un parti unique et une économie planifiée.

 

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C°) De l'entente de Yalta aux frictions de Postdam.

 

#Yalta où comment le rusé Staline roula Roosevelt l'idéaliste !

 

Durant la guerre, les américains et soviétiques ont fait front contre le péril nazi, mettant de côté leur divergence idéologique (économie capitaliste contre économie communiste) pour mieux se concentrer dans leur lutte contre le Reich hitlérien. Le Président Roosevelt,

 

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(Source:Wikipedia)

 

était plutôt philosoviétique (=aimer l'URSS), puisqu'il avait reconnu, officiellement, l'URSS, en 1933, et qu'il avait une bonne image de Staline, surnommé Uncle Joe.

 

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Staline avait même été élu par deux fois, homme de l'année par le magazine Time, en 1939 et en 1942.

Aussi, lors de la Conférence de Yalta, en février 1945, alors que la défaite allemande était imminente, un Roosevelt affaibli et un peu naîf, allait se faire manipuler par le roué Staline, qui allait dessiner des "zones d'influence", se réservant la domination soviétique sur toute l'Europe de l'Est !

 

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(Source:Wikipedia).

 

Staline transgressera tout de suite les accords de Yalta, en mettant des gouvernements pro-soviétiques dans les pays d'Europe de l'Est.

 

# La conférence de Postdam, les américains en position de force.

 

En juillet 1945, une nouvelle conférence entre les grands pays se déroulent dans un quartier de Berlin, à Postdam. Le président Roosevelt est décédé entre temps, emporté par la maladie qui le rongeait, et son vice-président, Harry Truman, assez anti-communiste, l'a remplacé.

 

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Si l'Allemagne nazie vient de capituler, le 8 mai 1945, en Asie, le Japon, à l'agonie, résiste encore, mais les américains s'apprêtent à lancer leurs bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, début août, démontrant leur puissance aux soviétiques. Et en effet, le Japon capitule le 2 septembre 1945 après les explosions atomiques, finissant le second conflit mondial.

 

II.Le plan Marshall: sauver l'Europe de la crise économique et du communisme !

 

A°) Une situation catastrophique sur le Vieux Continent.

 

La seconde guerre mondiale a fait des ravages sur le Vieux Continent. Plusieurs villes allemandes ont été rasées, le nord de la France a été gravement touchée, sans parler de la situation dans les pays de l'Est de l'Europe et en Russie, où les destructions se comptent par milliers.

En France, les tickets de rationnement seront maintenus jusqu'en 1947, tellement la situation alimentaire est préoccupante.

 

B°) La doctrine Truman: lutter contre le communisme.

 

Dès le 5 mars 1946, Winston Churchill, dans un discours à Fulton, avait mis en garde contre l'expansionnisme soviétique.

Un an après, le 12 mars 1947, le président Harry Truman, stigmatisait l'action d'asservissement des pays d'Europe de l'Est par l'URSS, dans un discours devant le Congrès des USA:

 

« Je crois que les États-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d'asservissement (…). Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin (...). Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier. (…) de maintenir la liberté des États du monde et à les protéger de l'avancée communiste".

 

C°) Les motivations du Plan Marshall.

 

Le Plan Marshall est une suite logique à la doctrine Truman. Il poursuit un triple objectif:


- Eviter à l'Europe la famine et le chaos.

- Relancer l'économie européenne pour écouler les produits américains.

- Eviter la contagion communiste qui s'alimente de la crise. En effet, en Europe de l'Ouest, les partis communistes italien et français connaissant un succès grandissant et, en France, le parti communiste de Maurice Thorez, est le premier du pays.

 

Il consiste donc à aider financièrement les pays européens qui en font la demande et est officiellement exposé par le général George Marshall, lors d'un discours à Harvard, le 5 juin 1947.

Il fut préféré au plan Morgenthau, qui envisageait le démantèlement de l'Allemagne. Mais les souvenirs du Traité de Versailles, en 1919, qui avait obligé l'Allemagne à payer des réparations énormes aux alliés, et qui, indirectement, avait abouti à la montée du nazisme, fit que ce plan fut abandonné au profit du plan Marshall.

 

III L'URSS refuse le plan Marshall et débute la guerre froide.

 

A°) L'URSS refuse le plan Marshall.

 

Le discours du président Truman, devant le Congrès, avait déjà montré l'URSS comme l'adversaire des USA, dès mars 1945. Le plan Marshall, destiné à aider financièrement les pays européens en faisant la demande était donc un défi à l'URSS. Forte de sa prèsence militaire en Europe de l'Est, elle fit donc refuser cette aide financière par les pays qu'elle dominait, comme la Pologne, la Tchécoslovoaquie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et l'Allemagne de l'Est.

Dans les pays de l'Ouest de l'Europe bénéficiant du Plan,

 

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(Source: wikipedia)

 

l'URSS fit donner les partis communistes contre l'aide américaine, l'assimilant à une colonisation.

 

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B°) Les débuts de la guerre froide.

 

Le discours de Fulton, en mars 1946, suivi, un an après, par la doctrine Truman, avaient clairement désigné l'ennemi commun pour les puissances occidentales : l'URSS. Cette dernière réagit avec la doctrine Jdanov, qui divisait le monde en deux forces antagonistes, le camp anti-impérialiste et démocratique, dirigé par l'URSS et le camp impérialiste et anti-démocratique, qui s'incarnait dans les USA.

Les deux blocs vont alors constituer des alliances militaires respectives, l'OTAN, sous domination américaine, en 1949, réunissant les pays d'Europe de l'Ouest, le pacte de Varsovie, en 1955, fédérant sous le primat de l'URSS, les armées des pays d'Europe de l'Est.

 

C°) Le blocus de Berlin, première crise de la guerre froide.

 

Berlin, l'ancienne capitale du Reich, est divisée en 4 zones d'occupation: une pour les américains, les anglais, et les français, une autre pour les russes. En 1948, suite aux tensions américano-soviétiques à propos du plan Marshall, Staline décide de faire le blocus des zones américaines, anglaises et françaises. Un pont aérien ravitaillera alors Berlin-Ouest, pendant plusieurs mois, faisant échouer l'action soviétique. Ce blocus, accélèrera l'antagonisme entre américains et soviétiques et débouchera sur la partition de l'Allemagne en 2 Etats, en 1949, la République Fédérale d'Allemagne (RFA), sous influence américaine, et la République Démocratique Allemande (RDA), sous occupation soviétique.

 

Un QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:10

I. Une décolonisation inévitable.

 

1°) Le choc des guerres mondiales.

 

Durant les deux guerres mondiales, les soldats indigènes, des colonies, se sont battus sur le front européen, contre les allemands, et ont donc revendiqué une reconnaissance nouvelle. De plus, la défaite de la France, en 1940, et les défaites anglaises dans le Pacifique, en 1941, ont profondément fragilisé les puissances coloniales. La Conférence de Brazzaville, en 1944, va acter la nouvelle donne coloniale, en abolissant le code de l'indigénat et en se prononçant pour une politique d'assimilation.

 

2°) Les bolcheviques contre le colonialisme.


De plus, la révolution bolchevique d'octobre 1917, menée par Lénine,

 

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assimila le colonialisme à l'impérialisme, et développa, lors du Congrès de Bakou, en 1920, une idéologie anticoloniale favorisant les mouvements indépendantistes locaux.

 

3°) L'action de Messali Hadj, dans l'entre-deux-guerres.


En Algérie, Messali Hadj fonde l'Etoile Nord Africaine, en 1926, d'obédience communiste, ce mouvement veut populariser au sein des immigrés algériens travaillant en France, l'idée d'indépendance nationale. Messali Hadj fondera le Parti du Peuple Algérien, ouvertement indépendantiste, en 1937, il sera un des pionniers de l'idée d'indépendance algérienne.

Mais le gouvernement français n'est pas encore prêt à faire évoluer le statut des colonies, puisque même le modeste projet Blum-Violette en 1936, prévoyant de donner la nationalité française à une minorité d'algériens, fut rejetté par les pieds-noirs.

 

4°) L'action de Gandhi en faveur de l'indépendance de l'Inde.

 

Lors de la première guerre mondiale, Gandhi, alors jeune avocat,

 

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demande aux indiens de s'engager aux côtés des britanniques, espérant que cet engagement sera payé en retour. Mais après la guerre, les autorités britanniques ne bougent pas, et le massacre d'Amritsar, en 1919, où des centaines de civils indiens seront passés par les armes, va décider Gandhi, à la tête du Parti du Congrès, en 1921, d'oeuvre pour l'indépendance de l'Inde.

 

 

II. L'indépendance de l'Algérie.

 

L'Algérie avait été colonisée en 1830, sous Charles X, qui comptait régler les problèmes internes en mettant la main sur le trésor du Dey d'Alger.

 

1°) Le 8 mai 1945, fin de la guerre en Europe et Massacre de Sétif.

 

Alors que l'Allemagne nazie s'avouait vaincue, ce 8 mai 1945, les troupes françaises, le même jour, commençaient à réprimer violemment une manifestation d'algériens, fêtant la fin de la guerre et pour mettre en avant des revendications nationalistes, à Sétif. La répression menée par l'armée fit des milliers de morts, et creusa définitvement le fossé entre nationalistes algériens et Etat français.

 

2°) La guerre d'Algérie: 1954-1962.

 

Le 1er novembre 1954 ,des civils européens et musulmans sont assassinés en Algérie par des miltants du Front de Libération Nationale, parti nationaliste algérien revendiquant l'indépendance du pays et le départ du colonisateur français.

Le mouvement est soutenu par le président de l'Egypte, Nasser, lui-même aidé par les soviétiques.

 

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(source wikipedia: Nasser avec Nikita Khrouchtchev)

 

Le conflit qui s'apparente à une guerre civile s'embourbe, et provoquera la chute de la IVeme République, en 1958, devant la situation explosive en Algérie, où les pieds-noirs, les un million et demi de français vivant là-bas, craignent l'abandon de l'Algérie par la France. Le général de Gaulle revient au pouvoir, fondant la Veme République, et rassure les français d'Algérie avec son fameux "Je vous ai compris" !

 

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De Gaulle à Alger, en 1958 (Source: L'Express)

 

Mais De Gaulle pressant que cette guerre ne pourra être gagnée, politiquement parlant. Car si les parachutistes du général Massu gagne la bataille d'Alger avec des méthodes expéditives, dont la torture,

 

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la France perd son honneur, en Algérie, et la population française ne veut plus que ses fils aillent combattre sur l'autre rive de la Méditerranée ! Les pressions internationales se font de plus en plus fortes, et en 1960, l'ONU reconnaît le droit, pour l'Algérie, à l'autodétermination.

Devant l'inéluctable, l'OAS, Organisation Armée Secrète, est créée en 1961, par des français d'Algérie refusant l'indépendance du pays sous la houlette du FLN, et mène une politique de terreur avec des attentats à la bombe et des assassinats. Les chefs militaires français d'Algérie, refusant la politique d'abandon de De Gaulle font un coup d'état en avril 1961 et menacent la Veme République, mais leur action sera un échec !

 

 

 

 

 

3°) Les accords d'Evian et l'indépendance de l'Algérie.

 

De Gaulle, après le succès du référendum sur l'autodétermination de l'Algérie, en1959, veut sortir du bourbier algérien, sans issue. Le conflit coûte cher en moyens militaires et est devenu impopulaire en France. Beaucoup d'intellectuels, dans le Manifeste des 121, dès 1960, condamnent la politique française en Algérie.

Aussi, les pouparlers pour une paix commencent, à Evian, avec les délégués du Front de Libération Nationale algérien, et aboutiront, le 18 mars 1962, à un cessez-le-feu immédiat, clôturent 8 ans de conflit qui aura fait entre de 250 000 à 400 000 morts chez les algériens et 28 000 chez les français.

 

 

 

 

 


Le 5 juillet 1962, l'Algérie devient indépendante. Cette indépendance se traduira par le départ de la minorité française d'Algérie, 1,5 millions de pieds-noirs, obligés de partir pour éviter la mort, selon le slogan: "La valise ou le cercueil" ! Ahmed Ben Bella deviendra le premier président de l'Algérie indépendante, en 1963, renversé par un coup d'état, en 1965.

De même, 30 à 90 000 harkis, arabes qui avaient combattu du côté des forces françaises, seront massacrés par les combattants du FLN, considérés comme des traîtres et des collaborateurs.

Pendant très longtemps, les autorités françaises ont nié le fait même qu'il y ait eu une guerre en Algérie, puisque le terme de "guerre", n'a été reconnue qu'en 1999.

 

III.L'indépendance de l'Inde.

 

L'Inde avait été colonisée par les européens dès le XVIeme siècle, mais, progressivement, les britanniques avaient pris le dessus. Lors de la révolte des Cipayes, en 1857, soulèvement indigène contre le colonisateur britannique, les Indes furent soumises, directement, à la cournonne britannique.

 

1°) Les troupes indiennes lors de la seconde guerre mondiale.

 

Gandhi, leader du Parti du Congrès, oeuvrant pour l'indépendance de l'Inde, autorisa les indiens à combattre aux côtés des britanniques contre les allemands et les japonais, durant la seconde guerre mondiale. Malgré tout, profitant de la guerre, le Parti du Congrès adopta une résolution, en 1942, nommé Quit India, demandant l'indépendance de l'Inde. Gandhi prônait la désobéissance civile pour forcer les britanniques à céder à ses revendications.

 

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(source: wikipedia)

 

Emprisonné deux ans, Gandhi sera libéré en 1944.

 

2°) L'indépendance de l'Inde et du Pakistan.

 

Affaiblis par 6 ans de guerre, les britanniques, exsangues, sont prêts à accorder l'indépendance à l'Inde. Lord Mountbatten est envoyé là-bas pour la préparer, en gérant les heurts inter-communautaires entre hindous et musulmans. Les musulmans, représentés par Mohammed Ali Jinnah, leader de la Ligue Musulmane, veut la partition de l'Inde en deux entités propres, l'une musulmane, l'autre hindoue. Gandhi, opposé, à l'origine, à cette partition, donnera son accord pour éviter une guerre civile.

Le 15 août 1947, l'Inde et le Pakistan accèdent à l'indépendance sur un fond de violence inter-communautaire, qui oppose hindous et musulmans.

 

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(source: wikipedia)

 

 

Gandhi, adepte de la non-violence, veut rétablir le dialogue entre les deux communautés et faire cesser la violence. Mais le 30 janvier 1948, un extrêmiste hindou, Nathuram Godse, assassine Gandhi, alors que ce dernier avait entamé un jeûne illimité pour protéger la vie, les biens et la religion des musulmans.

Nehru le remplaça à la tête de l'Union Idienne,

 

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et le nouvel homme fort de l'Inde sera, avec Nasser, l'initiateur du mouvement des "non-alignés", opposé au colonialisme, qui sera consacré lors de la Conférence de Bandung, en 1955, appuyant le mouvement indépendantiste algérien.

 

3°) Tensions entre Inde et Pakistan.

 

Depuis 1947, les tensions entre l'Inde hindouiste et le Pakistan, musulman, continuent, notamment à propos du Cachemire, région indienne à majorité musulmane que revendique le Pakistan.

 


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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:37

 

 

Histoire de l'Afghanistan:

 

A l'ombre des taliban, d'Ahmed RashidAutrement, 2001.

 

Un ouvrage d'un journaliste pakistanais qui analyse la montée en puissance des talibs et revient sur quelques légendes urbaines courantes en Occident. Bon historique de la généalogie du projet de gazoduc transafghan.

 

 

 

Le carrefour afghan de Bernard Dupaigne et Gilles Rossignol, Poche, 2002.

 

Livre très complet et fort intéressant sur l'histoire de l'Afghanistan, la société afghane et la complexe guerre soviéto-afghane.

 

 

Réseaux islamiques: la connexion afghano-pakistanaise, de Mariam Abou-Zahab et Olivier Roy, Autrement, 2002.

 

Une plongée dans la galaxie des mouvements islamistes avant tout téléguidés par les pakistanais, qui sont surtout focalisés par le problème du Cachemire !

 

 

 

Histoire de France :

 

Introduction à l'histoire de notre temps, tome 1, L'Ancien Régime et la Révolution (1750-1815),  de René Rémond, Poche 1974. 

 

 

 

 


Introduction à l'histoire de notre temps, tome 2, Le XIXeme siècle (1815-1914),  de René Rémond, Poche 1974.

 

 

 

 

 

Introduction à l'histoire de notre temps, tome 3, Le XXeme siècle de 1914 à nos jours,  de René Rémond, Poche 1974.

 

 

 

 

 

 

Ces trois ouvrages, synthétiques, abordent les grands événements des deux siècles derniers sous un angle généraliste, faisant la part belle à l'histoire des idées politiques et insistant sur les liens entre développement économique et groupes sociaux. Incontournable pour ceux qui veulent passer le concours de sciences politiques. J'ai une préférence pour le tome 2.

 

Histoire des Etats-Unis d'Amérique.

 

Les Etats-Unis et le monde, de 1898 à nos jours, de Yves-Henri Nouailhat, Armand Colin, 2003.

 

 Une remarquable analyse de la politique étrangère des USA, au 20eme siècle, par un spécialiste des USA, qui remet en cause quelques clichés solidement enracinés dans l'inconscient collectif français, plutôt antiaméricain !

 

 

 

 

La guerre de Sécession (1861-1865), de James McPherson.

 

Une somme sur cette guerre peu connue, par les français, et qui fut un des premiers conflits modernes, avec l'utilisation massive du train, le premier cuirassé et le premier sous-marin.

 

 

 

 

 

 

 Franklin Delano Roosevelt, d'André Kaspi, Fayard, 1988.

 

Un spécialiste des USA nous livre la vie d'un quadruple président des Etats-Unis, qui fit de son pays, l'arsenal des démocraties.

 

 

 

 

Le mythe de la bonne guerre de Jacques Pauwels, Aden, 2012, 2eme édition.

 

Une approche hétérodoxe du second conflit mondial, centrée sur le rôle malfaisant des USA. Plus un pamphlet anti-américain qu'un ouvrage historique, mais l'auteur, dans sa préface, à l'honnêteté d'avouer que son ouvrage sera partisan. A lire, malgré tout, pour une vision alternative.

 

 

 

 

 

 

Histoire de la Russie et de l'URSS :

 

  Les Blancs et les rouges, Histoire de la guerre civile russe, 1917-1921 de Dominique Venner, éditions du Rocher, 2010.

 

On aurait pu croire que Dominique Venner, historien dans la veine nationaliste, ait une vision partiale de la guerre civile russe, magnifiant les actions des blancs et diabolisant les rouges. Or, il n'en est rien, puisque son livre parle indifféremment des deux terreurs, rouges et blanches, qui ont frappé la Russie. Par contre, son livre s'attache souvent à décrire les personnalités qui ont marqué ce conflit très méconnu, notamment du côté des Blancs, comme le "Baron fou", von Ungern-Sternberg ou le cruel ataman Semenov. Evidemment, Venner se prend d'admiration pour le tragique destin de l'amiral Koltchak, chef des forces blanches en Sibérie, lâché par les alliés et livré par les tchèques au soviet d'Irkoutsk.

 

 

 

 

 

 

  Lenine, d'Hélène Carrère d'Encausse, Fayard, 1998.

 

 Un ouvrage de la spécialiste française de l'URSS, qui s'appuie sur les seuls écrits de Lenine. Un livre passionnant, impartial, qui nous aide à comprendre la ligne directrice du père de la révolution d'Octobre. Incontournable !

 

 

 

Lenine de Jean-Jacques Marie, Balland, 2004.

 

 

Historien marxiste, Jean-Jacques Marie nous fait une biographie un peu partiale, du père de la révolution d'octobre, notamment il parle peu du Xeme Congrès du PCUS, de mars 1921, qui fut crucial pour l'évolution du parti et se tait sur des événements comme la révolte de Cronstadt. Le style est un peu confus et je préfère, de loin, la biographie de Carrère d'Encausse, beaucoup exhaustive et précise. Mais il est utile de comparer deux visions sur le même homme.

 

 

 

 

 

La lutte des classes en URSS, 1917-1923, de Charles Bettelheim, Maspero, 1974.

 

Historien marxiste mondialement connu, Charles Bettelheim nous livre une analyse magistrale de la révolution russe, du point de vue des bolcheviks. Les aspects de la guerre civile ne sont pas beaucoup abordés, mais l'auteur nous livre les ressorts de la dynamique léniniste et de ses limites.

 

 

Naissance et effondrement du régime communiste en Russie, de Marc Ferro, Livres de Poche, 1997.

 

Un livre synthétique, concis, qui explique bien les mécanismes de bureaucratisation du système soviétique de son origine.

 

 

 

 

 

 


 

Nicolas II, d'Hélène Carrère d'Encausse.

 

 Le dernier tsar de la dynastie des Romanov, qui ne sut pas évaluer la colère sourde de son peuple et qui fut emporté en 3 jours ! L'uniforme de tsar de toutes les Russie était bien trop grand pour ce Nicolas là, qui fut un monarque plutôt bourgeois, dans sa vie familiale, trop attaché à la forme autocratique de son pouvoir.

 

 

 

 

La Révolution russe, tragédie d'un peuple, 1917-1924, d'Orlando Figes, Denoël, 2007.

 

 

Une somme monumentale (plus de 1000 pages) sur la révolution russe, mêlant la grande et la petite histoire, comme le destin tragique de Fedor Linde, héros de la révolution de février, tué sur le front, par des déserteurs, évoquant les dimensions politiques, économiques, sociales, guerrières de cette révolution, dans une prose agréable et facile à lire. Un livre incontournable pour ceux qui veulent comprendre les révolutions russes.

 

 

 

 

Staline, de Jean-Jacques Marie, Fayard, 2003.

 

Marie, historien trotskyste, nous narre la prise de pouvoir et la paranoïa stalinienne, qui se traduira par un exercice personnel du pouvoir et une dérive meurtrière.

 

 

 

 

Staline, la cour du tsar rouge, 1871-1941, tome 1, de Simon Sebag Montefiore.

 

Une plongée stupéfiante dans les moeurs impitoyables de Staline et de son entourage. Le Tome 2 couvre la période de 1941 à 1953.

 

 

 

 

 

 La Terreur et le désarroi, Staline et son système, de Nicolas Werth, Tempus, 2007.

 

 

Une plongée systématique dans la logique de l'univers stalinien selon les dernières archives exhumés à Moscou. Le regard froid et clinique d'un historien sur un système totalitaire.

 

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Published by Tietie007 - dans LIVRES
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 17:36

1°) L'Europe en guerre.

 

a°) Les guerres européennes.

 

Jusqu'en 1945, année de la fin de la 2nde guerre mondiale sur le continent européen, l'Europe était le lieu de guerres récurrentes qui embrasaient régulièrement le continent. Sans remonter très loin, les guerres révolutionnaires et napoléoniennes ont duré de 1792 à 1815, puis, le 19eme siècle connaîtra la guerre franco-prussienne de 1870 et les débuts du XXeme seront terribles, puisque deux guerres mondiales enflammeront  l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, faisant des dizaines de millions de morts ! Les haines entre français et allemands étaient donc tenaces !

 

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(Source: dessin de Georges Dorival, 1917)

 

b°) Les premières tentatives de sécurité collective.

 

Après la Première Guerre Mondiale, sous l'impulsion du président des Etats-Unis d'Amérique, Woodrow Wilson, la Société Des Nations ou SDN sera créée, en 1919, pour régler les conflits entre les pays de manière pacifique. Des hommes politiques français comme les radicaux Edouard Herriot ou Aristide Briand évoquent la création d'une institution européenne. Aristide Briand,voulut même mettre la guerre "hors-la-loi" avec le secrétaire d'Etat Kellogg. Mais les projets de Briand furent emportés par la crise de 1929 et la montée en puissance d'Adolf Hitler, qui devint Chancelier d'Allemagne en janvier 1933, réduisant à néant les horizons d'entente européenne.

 

2°) L'Europe divisée.

 

a°) L'Europe coupée en 2.

 

En 1947, un "rideau de fer", d'après l'expression de Winston Churchill tombait sur l'Europe, séparant l'Ouest, sous domination américaine, de l'Est, sous domination soviétique.

 

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Il n'en reste pas moins que l'effet de bloc va jouer en faveur d'un rapprochement des états européens de l'Ouest. 

 

b°) Robert Schuman et la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA).

 

Robert Schuman fut l'iniateur du premier rapprochement de l'après guerre,

 

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puisqu'il réunit la République Fédérale d'Allemagne (RFA), la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Italie dans un projet commun pour contrôler la production du Charbon et de l'Acier. Créée en 1952, la CECA est l'ancêtre de la CEE qui sera créée 5 ans plus tard.

 

3°) L'Europe réconcilée.

 

a°) La création de la CEE.

 

Si un projet d'armée européenne échoue en 1954, rejeté par les communistes et les gaullistes, en 1957, les 6 signataires de la CECA se retrouve à Rome pour fonder la Communauté Economique Européenne ou CEE.

 

b°) L'Union Européenne.

 

Elargie par l'arrivée de nouveaux pays européens, la CEE devient Union Européenne après l'acceptation du Traité de Maastricht, en 1993.

 

En 2001, 17 états membres de l'Union Européenne décident de rentrer dans la zone Euro, nouvelle monnaie unique.

 

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La marche vers un fédéralisme européen continue, avec des Etats qui délèguent certains de leurs pouvoirs aux institutions européennes supranationales. (Commission et Parlement européen).

 

c°) L'Europe en danger ?

 

La dernière crise grecque a souligné la difficulté des européens à être unie. L'Union Européenne qui est composée aujourd'hui de 27 membres,

 

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est minée par les logiques nationales qui permet à un état membre de bloquer une initiative européenne, par le biais de son droit de veto. L'Union Européenne est donc souvent paralysée.

La crise économique mondiale a aussi discréditée les élites et l'euroscepticisme gagne du terrain, il s'est traduit, en 2005, par le rejet du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, ou TCE par les français.

Dans tous les pays européens, des partis demandent la sortie de la zone Euro voir de l'Union Européenne, notamment des partis d'extrême-droite comme le Front National, en France.

 

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L'Union Européenne est donc aujourd'hui à la croisée des chemins et doit se choisir un nouveau projet pour relancer la construction européenne.

 

Vérifier vos connaissance en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

 

 


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