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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:47

BONJOUR, VOUS POUVEZ TOUJOURS VOUS SERVIR DE CE SITE POUR VOS REVISIONS, MAIS J'EN AI FAIT UN PLUS COMPLET A L'ADRESSE SUIVANTE :

 

http://bachistoiregeo.blog4ever.com/articles/index-des-articles

Published by Tietie007
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:21
Published by Tietie007 - dans TERMINALE FRANCAIS
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:36
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 13:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5d/Berlinermauer.jpg

 

Pour accéder à l'article, cliquez ICI.

30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:29
Published by Tietie007 - dans PROCHE-ORIENT
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:32

Flag_of_Europe.svg.png

 

 

I. Les origines.

 

 

1°) La Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier(1951).

 

Le 18 avril 1951, sous l'impulsion de Robert Schuman, la France, l'Allemagne de l'ouest (RFA), l'Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas signent le traité instituant la communauté européenne du charbon et de l'acier, qui favorise les échances de matières premières pour la production d'acier. C'est le premier rapprochement entre vainqueurs et vaincus de la seconde guerre mondiale.

 

2°) L'échec de la communauté européenne de défense (1952).

 

Les 6 pays de la CECA signèrent le 27 mai 1952, un traité sur la Communauté Européenne de Défense (CED), embryon d'armée européenne pour contrer l'URSS dans cette période de guerre froide.

 

ced.JPG

 

Mais le parlement français, avec la coalition des communistes et des gaullistes, rejette ce traité. Les communistes car ils voient dans la CED, une machine de guerre contre le "grand frère" soviétique et les gaullistes, car ils ne veulent pas d'une armée supra-nationale(Les deux mouvements sont encore aujourd'hui attachés au principe du souverainisme).

 

3°) La Communauté Economique Européenne (CEE) de 1957 à 1993.

 

Le 25 mars 1957, les 6 pays de la CECA, signèrent, à Rome, le traité instituant la Communauté Economique Européenne, dont l'objectif était de favoriser les échanges commerciaux.

 

4°) L'Acte Unique européen (1986).

 

Le 17 février 1986, l'Acte unique européen est signé par 9 états membres, renforçant la coopération économique et financiere entre les pays signataires pour aller vers un espace économique unique en 1993.

 

II.L'Union Européenne (1993- ?).

 

1°) Le Traité de Maastricht (1992).

 

Le 7 février 1992, les états membres de la CEE signèrent le Traité de Maastricht, qui fut une nouvelle étape vers l'Union Européenne, en créant une "citoyenneté européenne", permettant à tous les citoyens de l'Union de voter dans n'importe quel pays membre. Le principe d'une future monnaie unique fut adopté, l'Euro.

 

 


 

 

Le traité a été validé, en France, par le référendum du 20 septembre 1992, mais de justesse, avec seulement 51 % de Oui. Les communistes et la droite nationaliste, incarnée par Philippe Séguin,  s'opposant (comme à l'époque de la CED) à ce Traité, vu par les uns (les communistes) comme une machine libérale et par les autres (les gaullistes et le Front National) comme un abandon de la  souveraineté nationale et une étape vers une Europe fédérale.

Les Traités d'Amsterdam et de Nice vont compléter le traité de Maastricht en renforçant la coopération entre les pays membres.

 

III.La crise de l'Union Européenne.

 

La crise économique persistant, l'Union Européenne est perçue comme technocratique, c'est à dire dirigée par des fonctionnaires européens éloignés du terrain, et antidémocratique, puisque ces techniciens sont nommés et non élus par les peuples. 

 

1°) L'Echec du Traité Constitutionnel Européen (2005).

 

Le 19 juin 2004, les chefs d'Etat et de gouvernements des états membres, adoptent un Traité établissant une Constitution Européenne, étape décisive vers une Europe fédérale. Mais les français, en 2005, par référendum, rejette ce Traité Constitutionnel Européen avec 55 % des voix. Le Parti Communiste, l'extrême-gauche, les gaullistes et le Front National ont ligué leurs voix contre ce projet, pour les mêmes raisons qui les avaient fait rejetter la Communauté Européenne de Défense et le Traité de Maastricht (Il ne faut pas oublier que ce dernier avait été accepté, par référendum, uniquement avec 51 % de Oui).

Ce rejet est un véritable désaveu pour l'Union Européenne, ouvrant une période de crise et d'incertitude qui existe toujours.

Sur fond de crise économique mondiale, l'euroscepticisme se développe dans tous les pays européens. En période de crise, les tentations nationalistes reprennent du poil de la bête et des attitudes de repli protectionniste sont souvent la règle.

 

2°) Le Traité de Lisbonne, un déni de démocratie ?

 

En 2007, les 27 états membres signent le Traité de Lisbonne, vu par certains comme une copie quasi-identique du Traité Constitutionnel Européen, rejetté par les français en 2005. Mais cette fois-ci, le président français ne prendra pas le risque d'un référendum et fera ratifier le texte par le Parlement. Des organisations politiques (extrême gauche et extrême-droite) s'élèveront contre ce "hold-up" démocratique, stigmatisant un pouvoir faisant passer un texte refusé par les français deux ans plus tôt.

 


 

3°) L'élargissement, un risque de paralysie ?

 

Des 6 pays fondateurs de la CEE, en 1957, l'Union Européenne, en 2013, est constituée de 27 pays membres. Il est alors difficile de dégager, parmi tous ces pays, une majorité stable, ce qui fait que l'Union Européenne apparaît souvent divisée.

 

4°) Des critères de convergence absurdes ?

 

Pour aller vers une monnaie unique, le traité de Maastricht avait indiqué des critères de convergence, pour harmoniser les politiques économiques des états membres. Il signifiait que:

- l'inflation devait être contenu à 1,5 % par an.

- le déficit budgétaire devait être inférieur à 3 % du PIB.

- un endettement public inférieur à 60 % du PIB.

 

Le dernier Pacte Budgétaire Européen, signé le 2 mars 2012, alourdit encore les contraintes. Puisque le déficit structurel autorisé sera désormais compris entre 0,5 et 1 % du PIB.

 

Or, dans une période de crise économique persistante, ces critères apparaissent à certains pays comme trop contraignants voire suicidaires. Car si l'Allemagne, avec sa puissance industrielle, peut être dans les clous, d'autres pays du sud, notamment la Grèce, le Portugal, l'Espagne et même la France n'ont pas une économie assez forte pour respecter ces critères, notamment la réduction de leur déficit budgétaire.

 

 


 

 

5°) La crise grecque.

 

En 2011, la Grèce était quasiment en cessation de paiment, à cause de la crise mondiale, incapable de rembourser ses dettes. Les plans d'aide financière de l'Union Européenne sont apparus comme trop contraignants, étranglant le peuple grec. Alors que c'est l'incompétence des politiciens grecs successifs qui ont amené cette situation désastreuse, c'est l'Union Européenne qui récolta la colère du peuple hellène !

 

La Grèce n'avait certainement pas une économie pour supporter l'adoption de l'Euro. Pays surendetté, avec un Etat généreux, un secteur public surdimensionnée (800 000 fonctionnaires sur population active de 5 millions) qui représente 40 % du PIB, mais aussi état laxiste, incapable de faire rentrer les impôts, la crise économique, à partir de 2008 a été fatale au pays.

 

6°) Le retour de l'Allemagne.

 

La grande initiatrice du Pacte Budgétaire Européen est la chancellière Angela Merkel,

 

http://blog.live2times.com/wp-content/uploads/2010/10/angela-merkel.jpg


qui surfe sur les bonnes performances économiques allemandes pour imposer sa politique économique austère à toute l'Europe. L'Allemagne est donc perçue comme un pays dominateur qui mèle la politique économique européenne à son seul profit.

 

 

Finissons avec une conférence de presse:

 

 


 

 


22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 17:55

Réflexions sur la violence est le titre d'un livre de Georges Sorel, qui voyait dans la violence, syndicale ou guerrière, le moyen de faire la révolution socialiste pour renverser l'ordre capitaliste. 

 

I°) Nature et formes de la violence.

 

1°) La violence, un corollaire à la nature humaine ?

 

a°) La violence naturelle.


L'homme fait partie de l'ordre des mammifères, et nous pouvons remarquer que les animaux utilisent la violence pour se nourrir et pour se reproduire. Le zoologiste Konrad Lorenz a développé une "théorie de l'agression" qui dominerait les mammifères.

La théorie de l'homme naturellement bon, chez Rousseau, a été remis en cause par certains anthropologues qui en étudiant des sociétés primitives, ont découvert une violence qui s'exerçait, comme chez les mammifères, contre l'extérieur pour préserver la survie du groupe. 

 

b°) La violence fondatrice.

 

La violence est très présente dans les récits mythologiques, où les guerres et les meurtres sont légions. Romulus, en fondant la cité de Rome, en -753 avant Jésus-Christ, tua son frère Remus, comme si la civilisation qu'incarnait la cité ne pouvait naître que par la violence.

Les récits bibliques sont aussi remplis d'histoires violentes, de meurtres et de guerre, comme le Dieu des juifs qui demanda à Abraham de tuer son fils Isaac pour lui prouver son attachement.

 

2°) Les formes de violence.

 

Elle sont multiples. La violence physique, qui se sert de la force pour contraindre, la violence sexuelle, qui viole et oblige une personne à avoir un rapport sexuel non consenti, la violence domestique, du mari sur sa femme et ses enfants, la violence morale, qui harcèle, la violence économique, qui licencie, la violence étatique, qui réprime l'individu et fait la guerre, la violence politique, qui tue des opposants, la violence se décline donc à l'infini et prend plusieurs visages.

Le philosophe Hobbes qui pensait que "l'homme était un loup pour l'homme", affirmait que l'Etat disposait du "monopole de la violence légitime", seul autorisé à faire usage de la violence pour faire respecter les lois intérieures et protéger la collectivité des menaces extérieures. La répression policière et la guerre armée sont les deux formes de cette violence d'Etat, qui peut être plus ou moins forte selon les époques et les régimes.

Toutefois, la violence étatique et politique furent les plus mortelles du siècle dernier, avec deux guerres mondiales qui ont fait 70 millions de morts, et des massacres perpétrés par des régimes politiques totalitaires de l'hitlérisme aux Khmers rouges en passant par le stalinisme.

Dans Orange Mécanique, Stanley Kubrick navigue entre cette violence individuelle et cette violence d'Etat, la seconde encadrant la première dans des organisations militaires. Mais comme le disait Jean Rostand:

"On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant.",

illustrant le paradoxe de la violence, illégitime et condamnable quand elle est singulière, légitime et souhaitable, lorsqu'elle est étatique.

 

II. Les causes de la violence.

 

1°) Des causes naturelles.

 

Si nous regardons nos lointains cousins animaux vivre, nous remarquons que la violence fait partie de leur existence, pour manger et se reproduire. Cela signifierait que la violence est en nous, de manière naturelle, et qu'elle serait la manifestation d'une volonté de survie.

Freud, dans Malaise dans la civilisation, parlait d'une pulsion de mort, chez les individus, vouée à la destruction d'autrui, qui s'opposait à la pulsion de vie.

Le criminologue Cesare Lombroso parlait du "criminel né", et à l'ère de la génétique, les biologistes essaient d'isoler les gènes de la violence. Mais cette essentialisation de la violence est porteuse de dérives périlleuses, puisque accepter le déterminisme génétique dans la manifestation de la violence, condamnerait l'individu à ne pas être réformable par l'éducation et la culture.

 

2°) Des causes socio-économiques.

 

Pour Jean-Jacques Rousseau, "l'homme est naturellement bon, c'est la société qui le déprave". La violence naîtrait donc de la mauvaise organisation de la société, qui produirait des inégalités et des injustices et elle serait d'origine culturelle et non naturelle. Ce mythe du "bon sauvage" s'est développé au 18eme siècle, opposant l'état de nature, proche du paradis, à la société des hommes, injuste et inégalitaire, productrice de frustrations et de violence.

Karl Marx parlait de la violence de l'exploitation capitaliste, qui exploitait le prolétariat pour nourrir le bourgeois de la plue-value du travail ouvrier et Proudhon stigmatisait la propriété, qu'il considérait comme un vol.

La délinquance économique, le vol, ont souvent pour cause principale la pauvreté et les inégalités sociales qui caractérisent nos sociétés. La société industrielle, si elle a enrichi la population, a aussi crée beaucoup d'inégalités sociales, exacerbées par la crise économique. La société de consommation réclame d'avoir de l'argent, pour jouir de ses bienfaits matériels et crée, mécaniquement, de la frustration, pour ceux qui n'en ont pas. La violence serait donc une des conséquences de ces inégalités socio-économiques et les prisons sont remplies des fils de la classe ouvrière paupérisée (=appauvrie), qui n'ont pu avoir accès à la société d'opulence par des moyens légaux.

 

3°) Des causes politiques.

 

L'anarchiste Sergei Netchaiev en appelait à la violence pour détruire l'Etat bourgeois, exploiteur des peuples. Certains considèrent le russe, comme le premier théoricien du terrorisme, qui exposa ses théories dans son "Catéchisme révolutionnaire" où le recours à la violence était rendu nécessaire pour abattre l'état oppresseur.

Le russe influencera les révolutionnaires de tous les pays,  et notamment Lénine et les bolcheviks, qui instituèrent une dictature sur le prolétariat, en Russie, et firent de la Tcheka, le bras armé de leur politique. Trotsky, dans Terrorisme et communisme, absoudra cette terreur rouge, nécessaire pour contrer la terreur blanche. Mais la violence politique perdurera, après la guerre civile, pour conforter le pouvoir de Staline, qui l'institua comme un moyen de gouvernement.

La violence pouvait être considérée, en soi, comme un vecteur de changement, une nécessité passagère pour détruire le monde ancien et accoucher d'un monde nouveau suivant le principe que "la fin justifie les moyens". Avec sa "révolution culturelle", Mao Tsé-Toung déchaîna la violence des gardes rouges contre les pouvoirs institués et les représentants du passé, pour forger l'homme nouveau tendu vers l'horizon communiste. Ce fut, aussi, la logique folle et génocidaire des Khmers rouges, qui voyaient dans la violence, un moyen d'accoucher d'une société nouvelle.

 

Chez les fascistes et les nazis, la violence était une attitude positive, incarnant les valeurs du guerrier et exprimant la noblesse de la guerre. La violence politique était un moyen de gouvernement, en éliminant les opposants politiques.

Certains intellectuels comme Karl Kautsky voyaient dans toute révolution, un déchaînement de terreur sans fin qui finissait toujours mal. Les résultats de la révolution française, avec la terreur robespierriste, de la révolution bolchevik, avec le goulag stalinien ou les carnages de la révolution khmère, semblent donner raison au pape du marxisme qui embrassera le socialisme réformiste (=volonté de réformer la société en douceur, en participant à l'exercice du pouvoir), rejetant la dictature du prolétariat comme étant la dictature d'une minorité sur la majorité.

 

De manière plus actuelle, la violence des islamistes radicaux plonge ses racines dans les enseignements de Sayyed Qutb, théoricien du recours au terrorisme contre le tyran.

 

4°) La mise en scène de la violence.

 

L'instrumentalisation de la violence par les médias, la télévision, le cinéma, les jeux vidéos est montré du doigt par certains sociologues pour expliquer la délinquance des jeunes. En 1963, le psychologue Albert Bandura incrimainait le pouvoir criminogène des images. En 1996, le film d'Oliver Stone, Tueurs nés, est accusé d'avoir provoquer un crime réel. Le pouvoir maléfique des images fut repris lors de la tuerie de Columbine, en 1999, les jeux vidéos violents ( Doom et Wolfenstein) étant accusés d'avoir provoqué le carnage en influençant deux adolescents/tueurs psychologiquement fragiles.

La multiplication des programmes violents, à la télévision et la violence au cinéma, fait craindre une banalisation de la violence, chez les jeunes et produit des antihéros populaires qui symbolisent l'ascenceur social et l'accès à l'opulence, comme le Scarface, joué par Al Pacino, idôle crapuleuse de beaucoup de jeunes des cités.

 


III.Vaincre la violence.

 

III.Lutter contre la violence.

 

1°) L'action de l'école et du sport.

 

La violence commence lorsque les mots se tarissent. Savoir lire, écrire, s'exprimer, argumenter, permet de faire la guerre avec les "mots" et non plus avec les poings et les armes.

De même, les activités sportives peuvent être un dérivatif à la violence, en ayant une action cathartique. Certains sports de combat codifient la violence pour la rendre mois létale (=mortelle) et, dans les arts martiaux, dispensent une philosophie de contrôle de soi.

 

2°) L'action politique.

 

Les états modernes, après la seconde guerre mondiale, ont crée l'Organisation des Nations Unies pour régler, de manière diplomatique, des problèmes entre deux ou plusieurs Etats. Or si la mortalité des conflits durant la guerre froide a drastiquement baissé, par rapport aux deux guerres mondiales, il n'en reste pas moins que les conflits existent et que certains continents, comme l'Afrique, en sont les victimes principales, illustrant la difficulté pour l'ONU d'effectuer sa mission.

Nous pouvons constater que des institutions comme l'Union Européenne, qui a rapproché les états européens, a permis d'éliminer les conflits du continent européen, excepté le drame yougoslave, dans les années 90, fruit de la désintégratoin du bloc soviétique.

 

3°) La répression.

 

En dernier ressort, les états répriment les comportements violents par des lois pénales, enfermant en prison ou dans les hôpitaux psychiatriques, les individus qui font usage d'une trop grande violence. En 2012, le nombre de prisonniers en France a atteint un record historique, avec 67 373 personnes incarcérées. Mais l'emprisonnement n'est pas une solution miracle pour éviter les comportements violents. Les pays qui emprisonnent le plus, comme les USA ou la Russie, avec, respectivement, 737 et 606 prisonniers pour 100 000 habitants (88 en France), sont aussi des pays où le nombre d'homicides est très élevé (la Russie et les USA sont dans le Top 5 des pays les plus violents), preuve que l'enfermement ne règle pas ce problème et que la solution se trouve plutôt dans l'accès à l'école et au niveau de la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales.

 


Published by Tietie007 - dans CULTURE GENERALE
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:10

I.La Première guerre du Golfe (1990-1991).

 

L'Irak et les pays limitrophes.

 

Carte-irak

 

 

1°) Les causes.

 


A°) L'Irak, un pays très endetté.

 


De 1980 à 1988, l'Irak de Saddam Hussein et l'Irande l'Ayatollah Khomeini, se sont livrés à une guerre sans merci qui a ruiné l'économie irakienne. Les irakiens ont été obligés, pour financer la guerre et acheter des armes de s'endetter auprès des états du Golfe, l'Arabie Saoudite et le Koweit, deux pays sunnites qui soutenaient la guerre contre les chiites iraniens.

 


B°) La colère irakienne contre le Koweit et l'Arabie Saoudite.

 


A la fin de la guerre contre l'Iran, en 1988, l'économie irakienne est exsangue. La guerre a fait monter les prix du pétrole ce qui a servi les intérêts des pays de l'OPEP et notamment ceux de l'Arabie Saoudite et du Koweit. L'Irak, lourdement endetté envers ses deux pays, demanda l'annulation de cette dette, proposition rejetée. Le 2 août 1990, pour résoudre l'impasse financière dans laquelle il se trouvait, Saddam Hussein fit envahir, par son armée, le Koweit, qui fut aisément conquis.

saddam

 

 

2°) L'intervention militaire contre l'Irak.

 


A°) Le Moyen-Orient, fournisseur du pétrole mondial.

 


La production de pétrole dans le Monde en 1990.  


http://img15.hostingpics.net/pics/276746oilproductionmap.jpg

 

Le Moyen-Orient est une zone stratégique majeure, pour les pays occidentaux, en 1990, car il est le premier producteur et exportateur du pétrole mondial. L'invasion du Koweit par l'Irak, menaçait la stabilité des prix du barril de pétrole, et le premier producteur mondial de pétrole, l'Arabie Saoudite, se sentit menacé par l'Irak de Saddam.

 


B°) L'opération Tempête du désert.

 


Le 29 novembre 1990, devant l'épuisement des solutions diplomatiques pour que l'Irak retira ses troupes du Koweit, le Conseil de Sécurité de l'ONU légitima le recours à la force contre l'Irak par le vote de la résolution 678 qui fixait un ultimatum à Saddam Hussein, qui devait évacuer le Koweitavant le 15 janvier 1991. L'URSS, en pleine déliquescence, qui disparaîtra l'année suivante, ne mit pas son veto à la future intervention. Le 16 janvier 1991, alors que la situation n'avait pas bougé, une coalition de 34 pays, dirigée par les USA attaqua l'Irak

 


desert-storm.JPG

 

En un mois, la garde républicaine, troupe d'élite de l'armée irakienne va être balayée et le 26 février 1991, Saddam Hussein annonça qu'il retirait ses troupes du Koweit. L'offensive des troupes onusiennes s'arrêta deux jours après.

 


 II.La deuxième guerre du Golfe.

 


A°) L'Irak isolé (1991-2003).

 


Après la première du Golfe, l'Irak est soumis à un embargo total, à cause de la répression qui toucha les kurdes et les chiites irakiens. Cet embargo toucha surtout la population civile irakienne et non les dirigeants du régime. Saddam et sa clique mirent en coupe réglée le pays et s'enrichirent sur le dos du peuple.

 

 

 

B°) Le choc des attentats du 11 septembre 2001.

 


Le 11 septembre 2001, 4 avions sont détournés dans le ciel américain. 2 vont frapper les deux tours jumelles du World Trade Center, un autre percuta le Pentagone, le dernier s'écrasera en Pensylvannie. Ces attentats feront 3000 morts aux USA, plus que l'attaque japonaise à Pearl-Harbor. Le Président George W.Bush va alors lancer sa guerre contre le terrorisme, pour punir les commanditaires des attentats, 


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dont Oussama Ben Laden et son réseau terroriste Al-Qaida, qui étaient protégés par le régime du mollah Omar, en Afghanistan.

 


C°) La deuxième guerre du Golfe.

 


En octobre 2001, l'Afghanistan est envahi par les forces onusiennes commandées par les américains.

Mais le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, homme fort de l'après-11 septembre, voulait aller plus loin. Il soupçonnait le dictateur irakien d'avoir pactisé avec Ben Ladensuivant le principe que « l'ennemi de mon ennemi est mon ami ». De plus, l'invasion de l'Irak aurait pour conséquence d'augmenter la production de pétrole, par un pays soumis à un embargo, et donc de faire baisser le prix du barril.

Le 28 janvier 2003, George W.Bush annonça qu'il détenait les preuves (ce qui n'était pas vrai) que Saddam Hussein diposait d'armes de destruction massives et qu'il était lié au mouvement terroriste Al-Qaida. Le monde était alors divisé quant au recours à la force contre l'Irak. Les USA et les anglais étaient pour une guerre alors que les français, les russes et les allemands privilégiaient une solution diplomatique.

En février 2003, des millions de manifestants défilèrent, dans le monde entier, contre la guerre.

 

Le 19 mars 2003, les américains et leurs alliés anglo-saxons, envahissaient l'Irak sans le soutien de la communauté internationale. Devant la supériorité numérique des forces américaines, l'armée irakienne s'effondra rapidement et Bagdad fut investie. Le 15 avril 2003, George W.Bush annonçait la victoire et la fin des combats.

L'occupation du sol irakien ne fut pas un long fleuve tranquille pour les forces d'invasion. Des scandales éclatèrent comme la pratique de la torture, à la prison d'Abou Ghraib, ou l'utilisation des mercenaires de la société Blackwater, par la coalition. Toutefois, fin 2011, les troupes américaines se sont retirées du pays.

 


III.Les conséquences des conflits irakiens.

 


A°) La fin d'une dictature, la fragilité du nouveau régime.

 


Saddam Hussein fut capturé, jugé et exécuté le 30 décembre 2006. Arrivé à la tête du pays en 1979, après un coup de force, il fut, dans un premier temps, soutenu par l'Occident, contre l'Iran, malgré son régime de terreur, avant de se mettre la communauté internationale à dos, après son invasion du Koweit, en 1990.

Le nouveau régime est désormais démocratique, avec les dernières élections législatives qui ont eu lieu en 2010. Mais l'équilibre reste fragile entre les différentes communautés chiite, sunnite et kurde qui ont été montées les unes contre les autres par la politique ultra-répressive de Saddam et qui menacent de faire éclater le pays !

 


B°) La reprise de la production de pétrole.

 


En 2012, la production de pétrole irakienne, avec 3,3 millions de barrils/jour, a retrouvé sa production d'il y a 20 ans. Troisième exportateur mondial d'or noir, le pays est assis sur des gigantesques ressources de pétrole.

 


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Le comble de l'histoire, c'est que les 4 plus gros gisements de pétrole d'Irak, Roumalia, Kirkouk, Kourna-Ouest et Al-Zaoubair, ne sont pas exploités par des compagnies américaines, mais par la Irak Petroleum Company, par le hollandais Shell, et par les chinois de China National Petroleum !

Et le pays qui semble le grand vainqueur de la guerre américaine en Irak semble être la ...Turquie !!

5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 11:17

I. Le Mali, un pays pauvre enclavé.

 

A)° Géographie du Mali.

 

mali.JPG

 

Le Mali est situé au Nord-Ouest du continent africain, pays tampon entre le Maghreb et l'Afrique noire qui a une superficie de 1,2 millions de km2 soit 2 fois et demi la superficie de la France.

Ancienne colonie française, le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14,5 millions d'habitants en 2009, la population du pays se décompose en plusieurs ethnies dont les principales sont les bambaras, les bobos, les bozos, les dogons, les peuls, les touaregs, les malinkés, les soninkés, les senoufos. Le français est la langue officielle, mais la langue nationale, le bambara est la plus parlée.

Avec une économie essentiellement rurale, le Mali fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) en termes de développement socio-économique.

Le pays se divise en trois zones climatiques :

- Le Nord désertique.
- Une mince bande centrale sahélienne, entre Tombouctou et Bandiagara.

 - Un Sud plus vert, autour de la capitale, Bamako, la capitale, qui comptait, 1,8 millions d'habitants en 2009.

  •  

 

B°)  Les pays limitrophes.

 

mali-frontiere.JPG

 (Source: wikipedia)


Le Mali est un pays qui lie l'Afrique arabe à l'Afrique noire. Ses voisins sont l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal.

 

Il est membre de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDAO) et de l'Union Africaine.

 


II.Le Mali: des tensions politiques entre le Nord et le Sud.

 


Depuis l'indépendance en 1960, le pays connaît des tensions entre le Nord et le Sud. Au nord, les touaregs, surnommés les "hommes bleus",


http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/226586/gd/1158766902/L-homme-Bleu.jpg

 

population nomade dont le territoire se confond avec l'espace transfontalier du Sahara, plus grand désert au monde qui traverse 10 pays.

 


Zone parcourue par les touaregs.


aqmi-zone.JPG

 

 

Ces populations de touaregs demandent l'autonomie ou l'indépendance du nord-Mali, région désertique qu'ils ont baptisé l'Azawad.


azawad.JPG

                               (Source: wikipedia)

 

La première rébellion touarègue eut lieu en 1963, très durement réprimée par l'armée malienne. En 1988, le Mouvement Populaire pour la Libération de l'Azawad (MPLA) est créé. Une nouvelle insurrection conduit aux accords de Tamanrasset, en 1991, intégrant les touaregs à la vie politique du pays. Un nouvel accord sera signé à Alger, en 2006, après de nouveaux affrontements entre touaregs et armée malienne. Le gouvernement malien a du mal à contrôler une région du Nord immense et peu peuplée.

Aujourd'hui, le MPLA a été remplacé par le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA) qui est une organisation laïque dont l'objectif est l'indépendance de l'Azawad.

 


  II. L'irruption des groupes de djihadistes : AQMI et Ansar Dine.

 

A°) AQMI, une conséquence de la guerre civile en Algérie.

 


L'AQMI, Al-Qaida au Maghreb Islamique est une organisation de djihadistes créée en 2007, issue des Groupes Salafistes de Combat et de Prédication (GSPC) algériens qui ont combattu le gouvernement algérien dans les années 1990. Durement réprimés par l'armée algérienne, ces groupes se sont réfugiés dans la zone sahélo-saharienne, difficilement contrôlable et transfrontalières. Ces djihadistes, très mobiles, connaissant bien le terrain, peuvent se déplacer aisément entre les différents pays constituant cette région désertique, aux frontières poreuses et échapper facilement aux actions militaires.


Le Sahel, terrain d'action de l'AQMI


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  (Source: L'Express)

 

L'AQMI s'en prend aux gouvernements de la région et notamment àl'Algérie en organisant des attentats terroristes dont les plus spectacultaires furent les attentats à la bombe à la bombe à Alger, en 2007, tuant 30 personnes, et la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas, en 2013. L'organisation terroriste se singularise aussi par ses enlèvements et ses assassinats de touristes occidentaux, faisant de la zone sahélo-saharienne, une région dangereuse.

 


B°) Ansar Dine : des touaregs djihadistes.

 


Ansar Dine est un groupe d'islamistes radicaux dirigé par Iyad ag Ghali, un des chefs de la rébellion touarègue dans les années 90, qui est apparu en mars 2012. Prônant un état islamique et l'application de la charia, Ansar Dine a participé à l'insurrection du Nord-Mali avec le MNLA, l'AQMI et un autre groupe de djihadistes, le MUJAO.


III.La révolte au nord-Mali et l'intervention française.

 


A°) La révolte du nord-Mali, une conjonction de forces disparates.

 


Si le nord-Mali connaît des affrontements depuis longtemps, l'alliance, conjoncturelle, entre les djihadistes de l'AQMI, du MUJAO, d'Ansar Dine et des nationalistes du MNLA, a aisément battu l'armée malienne, et proclama l'indépendance de l'Azawad, le 6 avril 2012, rejetée par l'Union africaine et l'Union Européenne.

Rapidement, les « touaregs laïcs » du MNLA furent éliminés par les djihadistes qui imposèrent la charia au nord-Mali et détruisirent 7 mausolées à Tombouctou, surnommée « la perle du désert », inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1988, provoquant un émoi international.

 


B°) L'intervention française.

 


L'ONU et le CEDEAO.

 


Le 12 octobre 2012, le Conseil de sécurité de l'ONU chargea les pays africains du CEDEAO de planifier une intervention au nord-Malipour en chasser les djihadistes. Ces derniers firent appel à la France, déjà implantée en Afrique, pour intervenir.


Le dispositif militaire français en Afrique


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Le 19 et 20 décembre 2012, le président François Hollande a rendu visite au président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika. C'est certainement lors de cette rencontre, que le président algérien a donné son accord pour que les avions français puissent utiliser l'espace aérien algérien, les deux pays ayant des intérêts communs pour lutter contre le terrorisme islamiste. Ce soutien algérien sera réitéré, le 12 janvier 2013, l'Opération Serval commencée.

 


# Les raisons de l'intervention.

 


Les pays de la région et la communauté internationale ne voulaient pas d'un Mali aux mains de djihadistes radicaux dont l'AQMI, organisation terroriste qui a déjà fait beaucoup d'attentats contre l'état algérien et s'est spécialisée dans le kidnapping. Laisser Bamako aux djihadistes aurait pu signifier la déstabilisation de la région sahélienne, menaçant des intérêts économiques occidentaux et algériens,  comme au Niger, avec l'exploitation des mines d'uranium par Areva, ou l'exploitation gazière dans le sud algérien.

Le précédent afghan fut aussi dans tous les esprits, avec une communauté internationale qui n'avait rien fait contre le régime taliban, malgré les suppliques du commandant Massoud, inaction qui s'était terminée un certain 11 septembre 2001, aux USA, avec 3000 morts suite aux attentats terroristes ayant toutché le WTC et le Pentagone.

 


C°) L'intervention.

 

# La France sous l'égide de l'ONU.


Le 7 janvier 2013, les djihadistes reprirent l'offensive vers le sud et mirent en déroute l'armée malienne. Le gouvernement malien demanda alors de l'aide à l'ONU et à la France, pays capable d'intervenir rapidement sur le terrain. Le 11 janvier 2013, François Hollande annonça une intervention militaire française contre les djihadistes au Mali, dans le cadre de l'Opération Serval sous la houlette de l'ONU.


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Les forces françaises repoussèrent aisément les djihadistes grâce à l'appui aérien, qui s'enfuirent vers le Nord, ce qui permit à l'armée française de reprendre Tombouctou, Gao et Kidal aux djihadistes en déroute. La France fut soutenue par ses alliés européens et américains au niveau de la logistique et du renseignement.

Sous peu, les états du CEDEAO, dans le cadre de la résolution 2085 du conseil de sécurité des nations-unies du 12 décembre 2012, doivent envoyer une force africaine d'environ 4000 soldats pour appuyer les troupes françaises.

Le Président François Hollande, en Mars 2013, a annoncé le calendrier de retrait progressif des troupes françaises du Mali.

 

# L'aide internationale.

 

Presque tous les pays occidentaux ont fourni une aide logistique à l'armée française.

L'Algérie, directement concernée par l'intervention, avait, pour des raisons de politique intérieure, mis en sourdine son aide à l'ancien pays colonisateur, qui n'a pas bonne presse dans l'opinion publique algérienne. Il n'en reste pas moins que le gouvernement du Président Bouteflika a ouvert son espace aérien aux avions français, et participe au ravitaillement en carburant de la force française, sur place. De plus, le versant algérien du massif des Ifoghas, est complètement bouclé par les forces spéciales algériennes, ce qui empêche tout repli des djihadistes en Algérie. La base de la CIA, à Tamanrasset, fournie, avec ses drônes, d'amples renseignements sur les déplacements dans la région. La CIA disposerait d'une autre base opérationnelle, à Iherhir, dans le Sahara, d'où elle aurait lancé, il y a deux ans (en 2011), une opération contre les djihadistes sahéliens.

 


Les actions de l'AQMI dans la région saharienne.

 


28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:25

 Bibliographie:

 

 

 

I.Les causes de la guerre.

 

a°) Adolf Hitler remet en cause le Traité de Versailles.

 

Depuis l'accession d'Hitler au pouvoir, en Allemagne, en 1933, le Führer n'a eu de cesse de remettre en cause les clauses du Traité de Versailles.

Réarmement, Anschluss, et annexion des Sudètes puis de la Bohême-Moravie, Hitler mène une politique agressive et belliqueuse qui va déclencher la guerre mondiale.

 

b°) La faiblesse des démocraties.

 

La France et le Royaume-Uni sont minés par des problèmes intérieurs, traversés par des mouvements pacifistes et craignent plus l'URSS de Staline que l'Allemagne d'Hitler. Pour éviter la guerre, les deux pays cèdent à Munich, en septembre 1938, aux exigences du Führer, qui veut annexer la région des tchèques des Sudètes au Reich. Cette passivité des occidentaux incitera Hitler à demander encore plus, notamment le rattachement de la ville de Danzig aux polonais.

 

c°) Le pacte germano-soviétique.

 

Staline, exaspéré par la faiblesse des occidentaux par rapport au Reich, va sceller un pacte avec son ennemi, l'Allemagne d'Hitler, le 22 août 1939, qui évitera aux allemands de faire une guerre sur deux fronts, ce qui leur avait fatal, durant la guerre de 14-18. Cette alliance laisse les mains libres au Führer pour attaquer la Pologne.

 

II. 1939-1941, l'Axe triomphe sur tous les fronts.

 

Le 1er septembre 1939, la Wehrmacht attaque la Pologne, déclenchant la seconde guerre mondiale, puisque le Royaume-Uni et la France, liés par un traité militaire avec la Pologne,  déclarent la guerre à l'Allemagne.

 

a°) Victoire à l'Ouest.

 

Après une victoire facile contre les polonais, qui capitulent au bout de deux semaines de combat, une Drôle de guerre va s'imposer à l'Ouest, franco-anglais et allemands ne s'attaquant pas. Après l'invasion victorieuse de la Norvège, les allemands lancent une offensive contre la France, le 10 mai 40, avec leurs divisions blindées, dans les Ardennes. L'armée française, submergée par la Blitzkrieg, sera battue et l'armistice signée le 22 juin 1940.

Le Maréchal Pétain prend le pouvoir en France et va mener une politique de collaboration.

 

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(Pétain et Hitler se serrant la main à Montoire, source:wikipedia)

 

Le général de Gaulle part à Londres, le Royaume-Uni, dirigé par Winston Churchill résiste à Hitler en repoussant victorieusement les assauts aériens de la Luftwaffe dans la bataille d'Angleterre. C'est à cette époque qu'Hitler envisage d'attaquer la Russie, pour amener les anglais à la table des négociations.

 

b°) Victoire dans les Balkans.

 

L'allié d'Hitler, le fasciste Benito Mussolini, s'est embourbé dans un conflit contre la Grèce qui menace l'Italie. Or, avant d'envahir l'URSS, le Führer veut sécuriser ses arrières et notamment les puits de pétrole de Ploiesti, en Roumanie, zone vitale pour le ravitaillement en essance des armées du Reich. Aussi, au printemps 1941, la Wehrmacht envahit la Yougoslavie et la Grèce, sans coup férir.

 

c°) La campagne de Russie  : arrêt devant Moscou.

 

Le 22 juin 1941, Hitler lance l'opération Barbarossa, d'invasion de l'URSS. Staline et l'armée rouge sont surpris et dépassés par les événements. Dans les premiers mois de la guerre, l'armée rouge perd des millions de soldats et frise la défaite totale ! Mais l'immensité du territoire russe, l'usure des combats, et le froid polaire de l'hiver 41 vont stopper la Wehrmacht devant Moscou. L'URSS a plié, mais a tenu, inscrivant la guerre germano-soviétique dans la longue durée.

 

III.  1942, le tournant de la guerre.

 


a°) La guerre devient mondiale: Pearl Harbor et l'entrée en guerre des USA.

 

Le 7 décembre 1941, les avions japonais bombardent la base militaire américaine de Pearl Harbor, les USA, jusqu'alors isolationniste,  entrent dans la guerre sous la férule de Franklin D.Roosevelt. Si dans un premier temps, les nippons vont bénéficier de l'effet de surprise pour envahir les Philippines, l'Indonésie, la Birmanie avec succès, ils seront arrêtés par les porte-avions américains, en juin 1942, lors de la bataille de Midway, désastre pour la marine japonaise.

 

b°) El Alamein, première défaite de l'Axe.

 

Depuis février 1941, l'Afrika Korps commandé par le "renard du désert", le général Rommel, bataillait avec l'aide des italiens contre les anglais en Libye, menaçant l'Egypte anglaise et son canal de Suez. Mais en novembre en 1942, le général Montgomery, avec du matériel américain tiomphait des forces de l'Axe qui étaient aux portes du Caire, à El Alamein.

 

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Les alliés ayant débarqué en Afrique du Nord, lors de l'opération Torch, en ce même mois de novembre, les armées de l'Axe étaient prises en tenaille, menaçant de s'effondrer.

 

c°) Hitler joue et perd en Russie.

 

Au printemps 1942, les allemands attaquant dans le sud de la Russie, l'objectif étant de contrôler les champs pétrolifères du Caucase. Les blindés teutons avancent aisément mais sont arrêtés à Stalingrad, sur la Volga. La cité soviétique résistera aux assauts allemands, et en novembre 42, une contre-offensive russe va encercler les troupes germaines dans la cité de Staline. L'offensive allemande est donc un échec qui va saigner la Wehrmacht.

 

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d°)  La résistance dans les pays occupés aux allemands.

 

L'année 1942 voit aussi la résistance aux allemands s'intensifier dans les pays occupés. En France, Jean Moulin est envoyé par le général de Gaulle en métropole pour unifier la Résistance.

En Yougoslavie, les partisans de Tito, mobilisent de nombreuses troupes de l'Axe.

 

e°) Une guerre industrielle: l'exploitation des pays occupés.

 

La guerre, devenue mondiale, mobilise énormément de ressources humaines et matérielles qu'il faut alimenter par une industrie de guerre. Les USA, avec leur puissance industrielle, vont se faire "l'arsenal des démocraties" et ravitailler tous ses alliés grâce à la loi Prêt-Bail.

Les allemands, eux, s'épuisent en Russie, et exploitent les ressources des pays occupés pour alimneter leur machine de guerre. Il mobilise de la main d'oeuvre européenne pour aller travailler dans leurs usines. En France, le Service de Travail Obligatoire, créé en juin 1942, par Pierre Laval, oblige les jeunes français à partir travailler en Allemagne.

 

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f°) Le génocide des juifs.

 

L'idéologie antisémite des nazis va se traduire, à partir de l'invasion de la Russie, par l'exécution de centaines de milliers de juifs russes par des Einsatzgruppen.

En janvier 1942, à Wansee, une réunion dirigée par Reinhard Heydrich, le n°2 de la SS, chef de la police du Reich, met en place la "solution finale" du problème juif, c'est à dire le gazage des populations juives dans des camps d'extermination, dont Auschwitz.

 

IV. La victoire alliée et la fin de l'Axe.

 

a°) Les alliés gagnent la bataille de l'Atlantique.

 

Il fut un temps où les sous-marins allemands, les U-Boot, avaient mis en péril le ravitaillement du Royaume-Uni, avec des milliers de bateaux coulés. Mais en 1943, les Liberty Ship américains et surtout l'invention du sonar, qui permit aux navires de guerre alliés de chasser efficacement les sous-marins germains, sonnèrent le glas de la guerre sous-marine allemande.

 

b°) La fin de l'Axe en Afrique et la chute de Mussolini.

 

En mai 1943, les forces germano-italiennes capitulent en Tunisie, c'est la fin de la présence de l'Axe en Afrique.

En juillet 1943, les alliés débarquent en Sicile, invasion du continent européen qui entraînent la chute de Mussolini, meilleur allié d'Hitler.

 

c°) L'offensive aérienne sur le Reich.

 

A partir de 1943, les anglo-américains vont lancer une offensive aérienne sur le Reich, en attaquant les infrastructures industrielles mais aussi en pratiquent des bombardements de terreur sur les villes allemandes, comme le bombardement de Dresde, en février 1945, qui noya la ville sous des tonnes de bombes.

 


d°) Le font de l'est, tombeau de la Wehrmacht.

 

En février 1943, la 6eme armée du maréchal Paulus a capitulé,à Stalingrad. L'offensive de 1942 est donc un échec et Hitler n'aura pas les pétroles du Caucase.

En juillet 1943, la Wehrmacht, avec les nouveaux chars Tigre et Panther lance une nouvelle offensive, à Koursk, mais l'armée rouge, bien préparée et avertie repousse l'attaque et lance une contre-offensive sur tout le front qui fait reculer les allemands. Pendant près de deux ans, les armées allemandes n'arrêteront plus de reculer, jusqu'à Berlin, que les soviétiques investiront en avril 1945.

 

e°) Débarquement en Normandie et libération de la France.

 

Le 6 juin 1944, une immense armada se présente devant les plages de Normandie et fait débarquer des armées anglo-américaines. Face à la supériorité écrasante, notamment au niveau aérien les alliés vont réussir leur opération. Deux mois après, Paris sera libérée par la 2eme Division Blindée du général Leclerc,

Un deuxième débarquement, en Provence, a lieu en août.

Malgré une contre-offensive dans les Ardennes, chant du cygne de la Wehrmacht à l'Ouest, en décembre 1944, le Reich est envahi par les troupes alliées.

 

f°) La capitulation allemande.

 

Le 8 mai 1945, Berlin est aux mains des soviétiques, Adolf Hitler s'est suicidé dans son bunker souterrain, et l'Allemagne capitule.

 

g°) Bombes atomiques et capitulation du Japon.

 

Depuis la perte de ses porte-avions à Midway, en juin 1942, les forces nippones sont restées sur la défensive, perdant du terrain face à l'énorme puissance américaine. Axphyxié par le blocus américain, les japonais vont perdre, progressivement, tous les territoires conquis et la flotte nippone va être totalement détruite lors de la bataille du Golfe de Leyte, aux Philippines, en octobre 1944.

Mais les militaires ne veulent pas entendre parler d'une capitulation annoncée et pour forcer la fin de la guerre, les américains vont envoyer deux bombes atomiques, une sur Hiroshima, le 6 août 1945, l'autre sur Nagasaki, le 9 août. Le feu nucléaire va raser les deux cités et va décider les japonais à capituler, le 2 septembre 1945. C'est la fin du second conflit mondial.

 

V. Bilan et conséquence de la guerre.

 

a°) Bilan humain.

 

Il a été terrible, avec 60 millions de morts, dont 20 millions de russes et 20 millions de chinois.

 

b°) Bilan matériel.

 

Plusieurs villes ont été totalement rasées, comme Varsovie, Stalingrad, Dresde, Tokyo, Berlin, Hiroshima, Nagasaki, et, en Russie, les dégâts sur les infrastructures et les industries ont été terribles. L'Europe sort de cette guerre totalement ruinée.

 

c°) Le procès de Nuremberg.

 

A Nuremberg, de 1945 à 1946, les hauts-dignitaires nazis encore en vie, dont le n°2 du régime, Hermann Goering, vont être jugés pour leurs crimes, notamment pour le génocide des juifs.

 

d°) Les deux super-grands: USA et URSS.  

 

Aux conférences de Yalta et de Postdam, en 1945,

 

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les alliés ont refait la carte du monde. Le Reich sera démantelé et sera divisé en 4 zones, comme la ville de Berlin. Le Japon sera sous le contrôle des forces américaines. L'Organisation des Nations Unies sera créé pour régler les problèmes entre pays par la diplomatie.

Les USA et l'URSS sont les grands vainqueurs de la guerre, contrôlant d'immenses territoires. Alliés durant la guerre contre Hitler, ils vont progressivement s'opposer pour initier la guerre froide, dès 1947.

 

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